Lundi 23 novembre 2009
Mes amis,


Nos dirigeants avaient essayé de nous expliquer la différence entre le budget de l’Etat et son déficit traditionnel et le Grand Emprunt dont nous avions cru comprendre que c’était un budget d’investissement dans des infrastructures ou des programmes de développement pour préparer l’avenir du pays et pas des dépenses de fonctionnement supplémentaires à celles que l’on trouve habituellement dans le budget de fonctionnement de l’Etat. De manière à ce que le Grand Emprunt ne vienne pas rajouter des remboursement d’intérêt et de capital à ceux de la dette, il m’avait semblé que les projets à sélectionner devaient se rembourser eux mêmes en quelques années comme un projet industriel, voire aider à rembourser la dette qui colle le pays au sol


Les deux ex Premiers Ministres chargés de la sélection des programmes et de la définition des règles de fonctionnement de ce Grand Emprunt, Alain Juppé et Michel Rocard, viennent de rendre leur copie. Et là, surprise, je vois bien quelques dépenses appelées investissements, mais je ne vois pas grand chose qui, par leur nature, soit différent des programmes et des budgets que le Gouvernement établit et consomme tous les ans.

Le plus important de ces programmes est un programme de remise à niveau de nos universités pour les amener au niveau des meilleurs campus étrangers. Le tout pour la moitié du Grand Emprunt soit 16 milliards. Excusez mois, mais je ne vois rien dans ce programme qui soit de nature différente du programme d’amélioration des Universités et de la Recherche Académique qui a été inscrit dans le budget "normal" de l’Etat à la demande de Valérie Pecresse. Je ne vois pas non plus en quoi le remboursement des emprunts effectués pour ce programme sera différent de celui du programme Pecresse ci-dessus. Il viendra simplement s’ajouter à ce que l’on appelle le "service de la dette" qui est prévu au budget annuel et augmentera la déjà très lourde charge de ces remboursements.


Alors qu’à mon sens un investissement est un programme d’ordre matériel ou intellectuel qui doit très rapidement générer des revenus suffisant pour, en quelques années, permettre de rembourser la dette contractée pour le construire et générer ensuite un bénéfice annuel récurrent qui serait venu soulager la charge du paiement de la dette "normale".


Autre indication inquiétante sur la nature de ces programmes, le verbiage utilisé qui ne milite pas pour des programmes différents de ceux approuvés dans le cadre des budgets traditionnels et pas pour des programmes à retour sur investissement rapide. Les "favoriser l’émergence de...", "encourager la création de ...", "favoriser le développement de...", sont légions. En quoi est-ce différent des subventions classiques, je ne sais.

Par ailleurs ces créations de campus, de centre de recherche de ceci ou de cela, ne vont pas fonctionner sans personnel . Espérons que ce seront les chercheurs actuels réorientés vers ces développements nouveaux et pas de nouveaux postes de chercheurs qui viendront charger la mule de dépenses budgétaires. Au milieu de tout cela quelques programmes concrets, en petit nombre, comme "accélérer la rénovation thermique des logements anciens" ou "accélérer le passage au très haut débit" mais qui risquent de se traduire par des prêts bonifiés ou sans intérêts qui viendront encore charger le service de la dette.


La clé de la réussite du Grand Emprunt, parait-il, serait son comité de pilotage qui devrait s’assurer que l’argent emprunté ne vient pas se rajouter aux lignes traditionnelles du budget. On confiera un peu de l’argent emprunté aux Oseo, Adème, Caisse des Dépôts, on créera quelques agences supplémentaires, pour le numérique, pour les campus d’excellence etc et on chapeautera le tout d’un organisme présidé par le Premier Ministre et composé de parlementaires et de haut fonctionnaires. Toutes personnes incompétentes pour calculer un retour sur investissement, un DCF ou un Pay out (désolé mais je ne connais ces termes en français).


Bref, notre administration française à son meilleur niveau, qui va transformer une idée pas inintéressante mais risquée en pompe à fric pour les amateurs de beaux bureaux et de jetons de présence. Je souhaite me tromper mais tel que je lis le programme et ses objectifs dans la presse, je crains que ce ne soit qu’un "budget bis" avec un seul avantage, si la gouvernance en est bien contrôlée, c’est que l’argent n’aille qu’à et seulement à l’achat d’équipements ou de matériels.


A suivre mais en tous cas l’esprit est bien celui de se donner un surcroit de budget à dépenser et pas d’investir dans des programmes rentables. Il suffit de le savoir.... 

Il faut dire que pour payer la retraite de Nicolas, il faudra sûrement consacré une large part de cet emprunt, surtout s'il a décidé de s'augmenter comme l'année dernière de 100 % Charité bien ordonnée......  

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 20 novembre 2009
Mes amis,

Le courant PS l'espoir à gauche, né d'une motion qui a été proposée par Gérard Collomb et Ségolène Royal (ce n'est pas moi qui le dit c'est le site du parti !) cette motion, la motion E remporta près de 30 % des suffrages au premier tour, puis vinrent les fameuses elections de la première nationale oû l'écart entre Mme Aubry et Mme Royal fût de 102 voix en faveur de la première. Bref, je ne m'étendrais pas sur le fait acquis aujourd'hui, que le TSS fût mené jusqu'au bord du précipice mais comme Ségolène est une femme debout et qu'elle est en responsabilité d'une région, elle n'a pas baissé les bras et a laissé mr Peillon animer le courant cité plus haut dont le programme est la motion E (ce n'est pas moi qui le dit, c'est le site de EAG !)

Qu'à bien voulu faire mr Peillon ? La réunion du mouvement ayant remporté un bon succès à Marseille, il a pensé tout simplement créer un nouveau mouvement allant du PS, aux verts sans oublier le Modem, le fameux Modem, haît des socialistes du congrès de Reims, le modem (centre, oui mon oeil, à droite oui !) et son leader mr Bayrou que Ségolène avait eu la mauvaise idée de rencontrer avant le second tour de la présidentielle ! On a même dit qu'elle lui aurait proposé un poste de premier ministre ! Crime de lèse majesté, qu'avait-elle fait là, horreur et damnation !

L'espoir à gauche, comme l'a souligné mr Mignard, qui est toujours l'ami de Ségolène n'en déplaise aux bien pensants à dit et je suis d'accord avec lui "l'espoir à gauche n'appartient à personne, il est aux militants, nous le représentons et l'animons c'est tout." Bien parlé car c'est la vérité et si Ségolène est venue, c'est en militante et aussi parce que mr Rebsamen qui acceuillait le forum l'avait invité à venir car il sentait que mr Peillon avait des velleités de se dire "leader" du mouvement !

"Dés que le soupçon d'un peu de pouvoir se profile à l'horizon, les moutons devienent des loups" , non cette citation n'est pas de quelqu'un de connu, elle est de moi.

bonne nuit à tous, et venez nombreux sur le site tous avec Michel Vauzelle, nous l'aiderons à avoir les signatures qui lui manquent pour le referendum d'initiative populaire sur les services publics.
Par la fee viviane
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Jeudi 19 novembre 2009

Mes amis,


A Rome on parlait hier et aujourd’hui de la faim dans le Monde. Car Rome est le siège de la FAO, l’un des organismes spécialisés de l’ONU, qui traite de l’agriculture et des problèmes d’alimentation dans le monde. Le constat est simple : un milliard d’humains, soit un humain sur six, souffrent de la faim, deux tiers en Asie et dans le Sud Pacifique, un tiers en Afrique sub saharienne.

Pourquoi la faim ? Parce que, répondrait un économiste, c'est « la malédiction de Malthus », le fait que la population croît beaucoup plus vite que les terres cultivées. L’explosion de la population mondiale est une réalité, même si cette population a tendance à se stabiliser, et pourrait s’arrêter autour de 9 milliards d’humains en 2050. L’exemple le plus frappant est sans doute l’Iran : les Iraniennes avaient 7 enfants en moyenne il y a deux générations, elles en ont deux aujourd’hui. Mais la famine n’est pas une fatalité : la France a connu sa dernière grande famine en 1693. Pour l’Irlande c’était entre 1845 et 1848 : elle a alors perdu, par la mortalité ou l’émigration, la moitié de sa population.

Comment assurer l’autosuffisance alimentaire des pays les plus pauvres ? En réservant les terres à la nourriture, et non à des biocarburants ou des produits d’exportation, (sur ce fait, n'oublions pas la décision unilatérale de l'Europe libérale que nous subissons qui nous oblige à l'aube de 2010 d'introduire au moins 10 % de biocarburants dans nos essence et autre gaz oil, ce que beaucoup de voitures de plus de 10 ans comme la mienne ne supporteront pas !!) ce que font les multinationales implantées dans ces pays. Ensuite en respectant les cultures vivrières, traditionnelles, qui évitent les grandes migrations, puis en évitant l’aide alimentaire, qui permet au Nord d’écouler des surplus en cassant les agricultures locales, enfin en évitant le pillage de la terre des pauvres par les pays riches ou émergents. La Chine dispose de 10% des terres cultivables dans le monde, mais de 22% de la population mondiale. Il lui faut donc acheter ou louer des terres. Au premier semestre 2009, l’équivalent de la surface cultivable de la France a été achetée ou louée dans le monde. Et puis il faut aussi investir !

Les plus pauvres ont besoin de capitaux, et l’Afrique est exportatrice nette de capitaux vers le Nord ! Enfin, en aidant
les pauvres, on s’aide soi-même : sinon on risque de créer un monde où des vieux gavés feront face à des populations très jeunes et affamées. En 1996, la FAO avait pris solennellement la décision de diminuer le nombre d’affamés par deux d’ici 2015, et d’éradiquer la faim en 2025 !! Depuis 1996, le nombre d’affamés a considérablement augmenté...

La phrase : « Qu’un être humain doive se rebeller quand quelque chose, de vital en lui est piétiné, est la preuve qu’il a le sens de ce qui lui est dû en tant qu’être humain ». Jeanne Hersch.

Encore faut-il apprendre à se rebeller puisque les droits de l'homme et du citoyen sont piétinés chez nous en France, chaque jour, sans que personne ne bronche : la crise à museler les derniers rebelles ? non, je résiste.

bien à vous
Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 16 novembre 2009

Mes amis

Ségolène Royal a donc scandalisé la gauche bien pensante, celle qui pense toute seule, qui s'organise en catimini, qui invite à Marseille mais n'invite plus à Dijon* (les initiés comprendront... Eh oui, au PS il y a les initiés et les autres, ceux qui souhaitent la transparence sans l'obtenir jamais).

Elle a scandalisé Libération qui fait sa "une" mais aussi sa "deux" et sa "trois" au sujet du "divorce de Dijon", Dijon en passe d'accéder au rang de ville martyre d'un PS incapable d'assurer sa refondation, incapable d'accélérer les primaires dont on nous rebat les oreilles et qui n'auront lieu qu'en...2011! D'ici là, le PS vivra sa mort lente, comme avant... Libération donc, qui n'aurait pas écrit une ligne sur ce raout de Dijon réunissant Hue, de Sarnez, Peillon, Rebsamen, quelques "pontes" syndicaux, pour traiter parait-il de l'Ecole. De grands "spécialistes" de l'Ecole avouez-le... Le document remis à la presse et que j'ai en main (voir la motion E ) est un copié-collé du programme de...Ségolène Royal. Pourquoi se fatiguer quand d'autres ont fait le boulot n'est-ce pas?

Ce programme va même jusqu'à proposer l'allongement du temps de présence des enseignants dans les établissements, devant un Gilles Moindrot (SNUIPP) soudain atone quand lui et d'autres hurlèrent, pour le même motif, à la louve sacrilège, Royal ayant osé proposer l'identique.

Mais l'Ecole était-elle bien le vrai sujet ou seulement un prétexte, celui de montrer à la presse toute émue, la larme presque'à l'oeil, Hue, de Sarnez et Peillon main dans la main?

En tout cas, Libé ce matin ne parle pas d'Ecole une seule fois...

Il faut dire que Royal, c'est BEAUCOUP plus vendeur...


* Royal était invitée à Dijon par François Rebsamen, Maire de Dijon, proche de Ségolène Royal et Peillon le SAVAIT!

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 9 novembre 2009

mes amis,

laissez-moi vous transmettre un texte sur qui vous savez et puis...


Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il ait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voila, il a pris la France
et n'en sait rien faire.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir
a épousé une princesse étangère
est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,


Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets;
ne pouvant créer, il décrète; il cherche
à donner le change sur sa nullité; c'est
le mouvement perpétuel; mais hélas !
cette roue tourne à vide.
 l est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,
lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,
d'un homme médioce échappé.
extrait de :
Victor Hugo, Napoléon le petit
Réédité chez Actes Sud
Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Samedi 7 novembre 2009
Mes amis,


Monsieur Eric Besson nous invite donc à un débat sur l’identité nationale.

 

Passons sur l’effet d’annonce et le ramdam médiatique qui font opportunément oublier quelques récents scandales…

 

Passons sur l’opportunité d’un tel débat à l’approche d’échéances électorales…

 

Passons également sur le parcours de M. Besson aux convictions identitaires et politiques pour le moins sinueuses… « Qui connaît M. Besson ? »

 

Bref, « Qu’est-ce qu’être français ? »

 

D’un point de vue administratif, est notamment français celui qui possède une carte d’identité nationale.  Ma carte arrive bientôt à échéance et la renouveler requiert dans ma commune (les normes ne sont pas les mêmes partout !), un extrait d’acte de naissance avec filiation complète datant de moins de trois mois.  Être français, c’est prouver que l’on est de bonne souche et/ou né en France. La filiation et le droit du sol.

 

D’un point de vue linguistique, le français est habituellement la langue maternelle mais il connaît des variantes plus ou moins dénaturantes, du verlan aux sms en passant par les invectives du style « casse toi pauv’ con ».  Si l’ortografe était un critère d’identité, il n’y aurait plus beaucoup de Français…

 

D’un point de vue scolaire, l’école républicaine et laïque a vocation à accueillir tous les enfants sans distinction de sexe, de race ou de religion. Y introduire un tel débat sans ostraciser les camarades d’origine étrangère relèvera de l’exploit et permettra peut-être à certains professeurs de dépasser les prêtres dans l’échelle des valeurs présidentielle (mais pas d’améliorer l’orthographe des élèves).

 

D’un point de vue sportif, nous ne sommes jamais autant français que lorsque l’équipe de France remporte une coupe du monde. Le reste du temps, les supporters seront avant tout marseillais, parisien ou même algériens ce qui leur permettra de siffler copieusement la Marseillaise et son fameux « sang impur »  Peu importe le melting pot des équipes : pour certains, le maillot sera toujours plus fort que le drapeau !

 

D’un point de vue régional, l’origine géographique continue trop souvent d’alimenter les rancœurs de voisinage, notamment si le « petit nouveau » a le malheur de s’installer sur une terre convoitée. L’identité nationale ne pèse pas lourd face aux préjugés et autres stéréotypes. Bienvenue chez les cons !

 

D’un point de vue européen, l’identité nationale n’a plus lieu d’être. Le Français, plongé dans le bouillon des cultures ne peut que suivre le courant néolibéral. Voter non ?  Un autre vote sera organisé jusqu’à ce que le « oui » l’emporte!  Que l’on ne s’étonne pas après cela qu’il n’y ait aucune identité européenne ! Tant que reste encore l’espoir d’une identité « humaine »…

 

Du point de vue des banlieues ou des ghettos, l’identité nationale est un débat de « nantis ». Lorsque l’on se fait contrôler par la police trois fois par jour ou par semaine, a-t-on vraiment droit à une identité ?  On en vient à rêver à un débat sur l’intégration nationale…

 

Du point de vue de la rue et des SDF, c’est encore pire : « En avait-il encore une, d’identité ? Aux regards des passants, ce n’était pas si sûr. Il ne s’attendait pas à ce que l’attitude des autres change aussi brusquement. Car il n’y avait aucun doute possible : la majorité des passants le voyaient ! Il avait pensé que les badauds passeraient sans le voir mais, finalement, ils essayaient surtout de passer sans être vus. Un sentiment de honte se lisait sur leurs visages. Honte d’avoir plus et de ne pas partager, mais aussi colère vis-à-vis de ce mendiant qui leur révélait leur égoïsme et l’envers miteux du système économique… » (Extrait de mon conte philosophique Le Mendiant et le Milliardaire, que je mettrai en ligne bientôt) 

 

D’un point de vue médiatique, le Français est de la race des homo "zapiens", illuminé par les mêmes feuilletons américains et soumis au flux incessant des mauvaises nouvelles. A cet égard, un mort en France aura toujours plus d’importance qu’une centaine de morts en Afrique. Cocorico et tant pis pour le mythe du « village global » !

 

D’un point de vue économique, la mondialisation pousse à consommer à moindre coût des produits toujours plus lointains. Consommer français ne relève plus du bon sens mais du protectionnisme… et tant pis pour le niveau du chômage qui pourrait bientôt devenir l’une des caractéristiques majeures de l’identité nationale (comme il l’est déjà chez les jeunes et les plus de 50 ans)

 

D’un point de vue politique, l’identité nationale est une notion traditionnellement ancrée à droite avec en filigrane la question « qu’est-ce qu’être un bon français ? ». Pas sûr que nous ayons envie de répondre à ce genre de question…

 

D’un point de vue monétaire, l’euro a remplacé le franc et les prix se sont envolés en même temps que notre marge de manœuvre. La Banque de France est devenue une façade et les banques françaises des unités de spéculation sur le marché mondial (avec les conséquences que l’on connaît.)

 

D’un point de vue écologique, le Français contribue toujours Allègre…ment à épuiser la planète avec une empreinte écologique de 4,9 ha par habitant (contre 2,1 allouable) et une dissémination des centrales nucléaires (58) en fin de vie et ne fonctionnant pas toutes ! 


D’un point de vue militaire, le Français est content d’apprendre que son pays est l’un des tout premier fabricant d’armes au monde et que notre Président est capable d’éradiquer toute vie sur terre d’une simple pression sur un bouton. La fierté d’être français tient parfois à peu de chose…

 

D’un point de vue animalier « les français sont des veaux » (De Gaulle) ou des « grenouilles » (frogmen selon nos amis anglais) mais certains les apprécient surtout en moutons.

 

D’un point de vue médical,  le Français est le premier avaleur de médicaments et autres psychotropes au monde, preuve de l’excellente de notre système de santé et peut-être aussi de notre obsession de la performance

D’un point de vue culinaire, le Français est persuadé de bénéficier de la meilleure cuisine alors que la majorité des 120 000 restaurants français utilisent des produits industriels. 
 


D’un point de vue naturel, être français relève pour la plupart d’entre-nous du simple hasard : être né dans un pays plutôt que dans un autre. Comment peut-on alors en tirer orgueil ? « Chance ou malchance, qui sait ? »  Seuls les immigrés ont fait le choix d’être Français et ont parfois fait preuve d’un énorme courage pour arriver jusqu’en France.

 

D’un point de vue géographique… D’un point de vue historique (« Nos ancêtres les Gaulois ») D’un point de vue technologique… D’un point de vue physiologique (cela a été tenté dans le passé)… D’un point de vue religieux… D’un point de vue psychanalytique…

 

Nous pourrions continuer longtemps à essayer de trouver ainsi des caractéristiques plus ou moins grossières de la moyenne des français mais tout cela ne saurait définir une quelconque « identité nationale ». La moyenne ne fait pas l’individu et les statistiques ne font pas les sentiments ! Au final, la question apparaît comme mal posée.

 

Plutôt que de s’interroger sur la notion « d’être français », mieux vaudrait s’interroger sur les VALEURS liées à un éventuel SENTIMENT NATIONAL.

 

Les valeurs de la République peut-être ?

 

- Liberté : Liberté de la presse avec des médias aux mains des lobbies industriels ou muselés par l’Elysée ?  Liberté de parole avec un « Sarkozy je te voie » qui mène au tribunal ?  Liberté de déplacement avec un Président obligé de s’entourer d’escadrons de police ? Liberté de pensée avec les anarchistes fichés ou en prison (affaire Julien Coupat) ? Liberté de rassemblement tant que l’on ne critique pas le pouvoir ou le système ?  « La démocratie est l'organisation sociale qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun » disait pourtant Marc Sangnier... 

 

- Egalité : Egalité des chances pour trouver un travail en tant que Président de l’EPAD ?  Egalité devant les opportunités d’affaires selon que l’on soit ou non passé par la case Fouquet’s ? Egalité de choisir l’école de ses enfants en fonction de ses revenus ? Egalité fiscale de se cacher derrière le bouclier ?

 

- Fraternité : Fraternité de Frédéric Mitterrand à l’égard de Polanski ou des « esclaves » thaïlandais ? Fraternité d’Eric Besson avec les sans papiers ou les Afghans renvoyés chez eux ? Fraternité de Brice Hortefeux vis-à-vis des « Auvergnats » ?  Ces attaques sont sans doute faciles mais la fraternité n’en demeure pas moins la valeur la plus contradictoire avec l’idée d’une possible identité nationale !

 

Les droits de l’homme alors ? 

 

La relégation de Rama Yade en deuxième division (d’un secrétariat d'État chargé des Droits de l'Homme à un secrétariat d’Etat aux sports), les déclarations de Bernard Kouchner « Il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un état, même en France » le jour anniversaire de la signature de la déclaration Universelle des droits de l'homme, les multiples démonstrations de la realpolitik (de l’invitation du Colonel Khadafi à la danse du ventre devant les chinois),… Tout cela démontre la primauté de l’affairisme sur les valeurs humanistes et un reniement de ce qui faisait le prestige de la France.

 

Le droit à la différence, au minimum ?

 

La posture gaullienne (« penser, c’est dire non » disait Alain) a longtemps marqué l’identité et la fierté nationale. Mais voilà que Sarkozy se couche devant Georges Bush (pas besoin de talonnettes dans cette position),  réintègre l’OTAN et envoi des troupes en Afghanistan sous commandement américain.... Résultat ?  Alors que la France bénéficiait d’un singulier prestige à l’international (« J’aime la France parce que vous avez dit non aux américains » me disait un chinois en Chine), la voilà déteinte et décolorée, quand elle n’est pas tout simplement ridiculisée par le népotisme ou la superficialité d’un Président bling-bling. Pour tous ceux qui aiment leur pays, le sarkozysme est une bien mauvaise affaire.

 

Nicolas Sarkozy serait-il schizophrène ?  Comment une gouvernance à ce point en décalage avec les valeurs de la Nation peut-elle inviter à un débat sur l’identité nationale ?  La réponse est que ce débat n’a pas vocation a traiter des valeurs mais à désarçonner la gauche « bien-pensante » et à piquer des voix au Front National.  Il ne vise pas à l’unité nationale mais au déchirement sur fond de racisme et de xénophobie.  Il n’entend pas réaffirmer les droits de l’homme mais au contraire asseoir la domination des puissants sur les plus démunis, les plus « différents. » 

 

 

Au final, la question fondamentale n’est donc pas « Qu’est-ce qu’être français ? » mais « Nous laisserons-nous à nouveau prendre au piège ? »   Jusqu’à quand allons-nous accepter sans broncher un système à ce point « anti-français » ?  Attention: la révolution caractérise également notre identité nationale et, si rien ne change, Marianne pourrait bien avoir à remonter bientôt sur les barricades…

 


 

Terminons avec cette citation de Stéphane Hessel, ancien déporté et résistant et donc bien placé pour témoigner de l’identité nationale : « Il nous appartient tous ensemble de veiller à ce que cette société reste une société dont nous puissions être fiers, c’est-à-dire pas une société où on expulse les sans-papiers, pas une société où on diminue la Sécurité sociale, pas une société où la presse et les médias sont largement entre les mains des possédants. » (Jean-Luc Porquet, Canard enchaîné, 4 novembre 2009)


ouf, bonne nuit, je me suis déchirée ce soir ! 

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 5 novembre 2009
Mes amis,

il y a 3 jours, le parisien a publié une interwiew de ségolèen royal. peu de gens l'ont lu aussi je vous l'envoi.

Le parisien :


Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel…

Ségolène Royal.

Il est dommage que la justice n’ait pas eu les moyens d’être rendue plus tôt. L’exemplarité doit être la première valeur d’un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l’image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac. Cette affaire vient de démontrer l’utilité du juge d’instruction pour que la justice soit la même pour tous.


Vous avez dit être favorable au débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?

C’est un débat dont j’ai repris l’initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu’on peut lire sur le site Désirs d’avenir. Je n’ai donc pas attendu aujourd’hui pour donner ma vision de cette question centrale.


Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté « la Marseillaise » dans les meetings. Pour vous, l’identité nationale passe par ces symboles forts ?

Il y a beaucoup de choses dans la nation : l’histoire, les valeurs, les symboles, mais aussi l’avenir. L’identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n’ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l’identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution française, c’est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les clivages entre l’instrumentalisation d’une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.


Est-ce une mise en cause de la politique de Sarkozy ?

Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l’identité nationale, c’est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l’image de la France à l’étranger. Ce sont les conséquences d’une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes… Garantir l’égalité réelle, voilà le premier fondement de l’identité nationale.


Etes-vous d’accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore et à « la Marseillaise » ?

Il faut reconquérir les symboles de la nation. C’est pourquoi j’ai souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés, c’est un comble ! La nation est à l’origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l’égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l’hymne national, parfois d’ailleurs parce qu’on est déçu que la nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l’égalité entre tous les Français.


La gauche devrait-elle s’emparer de ce débat ?

Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c’est une opération de diversion pour sortir d’une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C’est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable, c’est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.


La burqa menace-t-elle l’identité nationale ?

La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire attention à ne pas instrumentaliser cela.


Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?


A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d’une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n’a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, d’autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n’est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d’urgence pour la médecine du travail.


Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu’en pensez-vous ?

Il faut avoir le courage de dire qu’il n’y a, hélas ! pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s’engagent dans l’armée savent qu’ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.


Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l’opinion, avec le contexte que vous décrivez ?

Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l’ont. C’est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l’offensive sur la défense des valeurs et des propositions.


François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?

Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m’a fait part de son projet de parlement de l’alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d’autres.


Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une « alternative républicaine » ?

Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d’une droite dure.


On a parlé de votre solitude, des rangs qui s’éclaircissent autour de vous…

Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n’ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d’elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d’animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d’avenir ? C’est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d’élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l’excellence environnementale et de la création d’entreprises, sans augmenter les impôts.


LeParisien.fr

lisez, jugez et dites moi ce que vous en pensez.
Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 4 novembre 2009
Mes amis,

je ne résiste pas à commenter les dessins superbes de mes amis de Facebook sur les différentes affaires qui ébranlent la droite en ce moment.


C'est Fillon, que certaines mauvaises langues qualifient de "Rantanplan" qui a été chargé de sortir le fouet. Pour zébrer les (jolies) fesses de Rama. Rama Yade est sous ministre de quelque chose, mais ce n'est pas ici ce qui est important. Elle est surtout dotée d'une langue qui parfois s'agite sans contrôle.

Merci à Willem

Or dans la majorité populiste, le mouton noir n'a pas droit de cité. On peut penser ce que l'on veut (et encore) mais il est interdit de le dire.

Merci à Berth

Il parait que c'est par solidarité (avec la connerie largement partagée) que l'on ne doit rien dire de vrai.

Merci à Snut

Yade l'a ouvert pour dénoncer une position voulue par le vendeur de Bonux de l'Elysée, elle se retrouve au coin.

Merci à Jym

Fillon peut ainsi faire croire qu'il a de l'autorité. Lui qui ne décide rien mais qui veut bien tout.

Ce qui est positif dans tout cela, c'est que cela montre que la majorité se fissure dans les grandes largeurs un peu plus chaque jour.

Merci à Jiho

Après Mitterrand qui a fait beaucoup tousser, Hortefeux dont les blagues ne font rire que les blonds aux yeux bleux et aux idées courtes, Junior qui se croit capable de faire autre chose que dépenser l'argent de papa ... voilà Rama qui est punie.

Qu'ils continuent ainsi à se déchirer pour des queues de cerise. C'est très bon pour envisager le début de la fin. Moment que des millions de français attendent.

Il parait que Raffarien aussi s'est fait engueuler.

Merci à Bar

Il a osé dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Il va finir avec un osbcur consulat au fin fond de la patagonie si il continue le phénix du poitou !

Merci à Million

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 25 octobre 2009
Mes amis,

N'avons nous rien appris sur le crédit ? En effet, même en ne regardant la télévision qu’avec parcimonie, il est impossible en ce moment d’échapper aux publicités pour cette carte « révolutionnaire » à la fois carte de paiement et carte permettant de déclencher instantanément un crédit, dont le taux, naturellement indiqué en tout petit, est 17,5% de TEG annuel maximum. Un taux qui permet de financer ces campagnes publicitaires puisque le Crédit Agricole se finance à seulement quelques pourcents, laissant une belle marge.

 

Et c’est toute la perversité du système qui se met en place. En effet, les TEG autorisés sur les crédits à la consommation permettent aux banques de dégager des marges énormes, même avec un taux de non-paiement significatif. Du coup, elles en font la publicité et les facilitent grandement pour les consommateurs en mettant à leur disposition une carte qui déclenche automatiquement un crédit. Mais cet accès automatique démultiplie son utilisation et donc les risques...


Mais que fait le gouvernement, heu, je veux dire Sarkozy ?


Bien sûr, on pourra dire qu’il revient aux individus de bien lire toutes les petites lignes concernant les conditions du crédit. Et ce n’est pas faux. Néanmoins, ce raisonnement présente ici deux limites. Tout d’abord, le rapport de force entre les banques et les particuliers est asymétrique. Les banques l’ont bien compris : en créant cette carte « double action », elle déconnecte le moment où le client « lit » les conditions du prêt du moment où il le contracte tout en simplifiant à l’extrême la procédure.

Ensuite, il ne faut pas oublier que l’abus de crédit est dangereux pour la collectivité, comme l’expérience des subprimes aux Etats-Unis le montre. Un trop grand recours au crédit peut provoquer une bulle, qui, en se dégonflant, peut avoir des conséquences dévastatrices. Dès lors, il est important de mieux encadrer cette activité. Le gouvernement l’avait promis il y a quelques semaines mais rien n’a changé. A minima, il pourrait déjà interdire la publicité, ce qui semble la moindre des choses.

Vendredi après midi un amendement déposé par un député PS sur le projet de loi visant à taxer les profits des banques à 10 % a été accepté grâce au vote "erreur de bouton" d'un député UMP qui avait juste avant de voter interpeller mme Lagarde sur le sujet, disant que 10 % n'était pas assez cher payé l'aide de l'état. Il parait que l'on va revoter lundi, affaire à suivre. la conscience des députés de droite ne doit plus leur permettre de dormir !!

Ce qui est terrifiant avec la crise actuelle, c’est la vitesse à laquelle nous revenons aux excès qui nous ont menés dans le mur il y a si peu de temps. Bonus, crédit, rien n’a changé sous le soleil de la planète finance. Pour notre plus grand mal.

grosses bises, dormez bien

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 23 octobre 2009
Mes amis,

Sisyphe était son nom. De sa vie passée et lointaine, les traditions humaines, lyriques, épiques, historiques et philosophiques, s’étaient emparées dans un concert d’éloges et de réprobations. Mais qui était ce personnage fascinant ?

Son passé, a-t-il vraiment de l’importance ? Aujourd’hui il est vivant et célèbre, c’est bien là l’essentiel, et ceux qui le condamnèrent, les dieux, excusez moi du peu, sont aussi inconnus que dérisoires...oubliés ! balayés !

Il est vivant et multitude, pour le pire et pour le meilleur, c’est un manichéen.
Pour leur malheur il se glisse, ludique, chez les pourvoyeurs d’ombre, les désespérés, les abandonniques, les dépressifs, tous les chercheurs de nuit et tous ceux qui négligent ou méconnaissent leur incarnation humaine.
 
Mais enfin serait il malfaisant, malveillant, despotique ?

Non, c’est une espèce de pugiliste volontaire, un spartiate. C’est un guerrier corinthien, jadis, auguste et couronné. Un forgeron d’âme, Vulcain d’opéra, le regard noble, rivé sur les crêtes. C’est un olympien, prompt au travail gratuit, pour le plaisir, pour la beauté de l’effort, pour marquer définitivement sa verticalité d’homme et son unicité dans le grand cirque de la vie.

Trivialement, qu’il me pardonne, c’est la terreur des "songes creux", des "tourne en rond" et des angoissés, le refuge des révoltés. Il ne sympathise pas facilement avec les culs de jattes, les hommes troncs, les hommes sandwich, les planqués, les tièdes et les mous, les "y a qu’à", et les" faut qu’on". C’est le guerrier des guerriers, il est engagé et responsable. Il est debout et animé.

Son défi est démesuré, il méprise les dieux, les faiseurs de lois et les donneurs d’ordre et de leçon.

Pour toutes ces raisons l’encre des critiques et des philosophes s’est répandu abondamment à l’évocation de son nom et de son histoire.

Dans son antique existence, à l’époque homérique, il subit les circonstances, il n’a pas voulu délibérément la conjoncture déplorable dans laquelle il accomplit l’éternel et stérile effort. Son audace et sa ruse l’ont exposé au pire. Son échec et sans retour, ses perspectives anéanties. Désormais, il subit le châtiment, l’inévitable répression des dieux. Il s’acquitte de la sanction, sans discuter, jusqu’à la fin des temps.

C’est un héros orgueilleux. Le mythe tragique est conscient et ne bénéficie d’aucun soutien, d’aucune grâce. Victime de la sentence divine, il est voué à pousser son rocher pour toujours...lui qui voulait simplement vivre librement sans la transcendance du Fatum.

L’ancien monde oriental disparu, dans l’angoisse de son questionnement, un philosophe méditerranéen a restauré l’image du héros pour le planter dans un décor contemporain. Dans une adaptation métaphorique il donne à Sisyphe, l’occasion de ne pas consentir au destin qui l’opprime. Il trouve sa grandeur dans la modernité.

Albert Camus, dans son mythe, rapproche sa conception de l’homme du personnage légendaire. Son récit en grande partie imaginaire aborde un thème universel et critique : La quête du bonheur et de la raison.

Son modèle prend en main son propre destin pour supporter l’absurdité de sa situation. Son personnage s’impose un combat. C’est la grandeur de l’homme restauré dans la dignité. Dans une volonté à toute épreuve, il paye le prix de son exaltation pour la vie. Ainsi il maitrise ses jours et s’efforce d’estimer la vanité des répétitions éternelles. La joie silencieuse de l’homme se manifeste dans la possession triomphante de la fatalité. Sa volonté de vivre surpasse l’idée du néant. Son combat n’est pas sans souffrance, mais dans un puissant effort, il dégage une satisfaction et une sérénité. Il devient le créateur de sa vie. Ne faut il pas imaginer Sisyphe heureux, suggère l’auteur à la fin de son mythe.

Maintenant, dans une allégorie enfantine, à l’usage des poètes et des âmes simples...il me plait d’imaginer l’enfance de Sisyphe et la chance qui lui était offerte d’écouter passionnément et inlassablement, le même conte tous les soirs avant de s’endormir. Aujourd’hui pudiquement lové dans sa mémoire herculéenne.

" Il était une fois deux grenouilles turbulentes qui rivalisaient dans l’art de se projeter dans l’espace. Déjà, en plis, il existait dans l’entourage de notre héros en herbe, une certaine méconnaissance de la loi de la gravitation.

Un jour, dans leur excitation aveugle, les deux grenouilles retombèrent dans une amphore, à moitié remplie de lait. La parois intérieure lisse et visqueuse n’offrait aucune prise à leurs petites pattes. L’une d’elles se découragea : "A quoi cela sert de gesticuler, c’est absurde !" elle se laissa couler. Elle pratiquait la philosophie de l’absurde. C’était une grenouille absurde. L’autre choisit la persévérance, elle était absurde mais optimiste. Elle continua de battre et de se débattre, tant et si bien que le lait se transforma en beurre. De cette surface solidifiée, elle prit appui et s’élança hors de l’amphore."

Après mille et un siècles, le roc s’immobilisera sans doute et le monde encore aujourd’hui bien ignorant découvrira l’existence d’une loi d’un équilibre enfin restauré.

Dormez bien mes amis, le bout du tunnel n'est plus très loin.... 
Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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