Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 09:41

Mes amis,

La liberté de conscience, de penser, la censure est en train de la malmener, de l'anéantir ! Cette censure vient du parti de gouvernement le PS qui, sentant le vent tourner en faveur d'un vrai parti de gauche, soulève le voile sur les "dangers" qui nous guettent si, le 22 avril, nous ne votons pas pour F.Hollande ! J'ai mis plus bas, cinq arguments pour discuter de ce vote soit disant utile, mais qui m'écorche vive, moi, une femme de gauche :

 

1) La Vème République et le présidentialisme : une démocratie restrictive

L’élection présidentielle et le mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours nuisent au débat de fond : on choisit le meilleur cheval au lieu de confronter les programmes. On le voit bien, les médias de masse ne cessent de s’égarer dans des analyses de forme au lieu de s’attaquer concrètement aux questions de fond. Il en résulte un appauvrissement du débat public qui explique en grande partie le mécontentement d’une grande majorité des électeurs à l’égard de la campagne présidentielle en cours. On va s’intéresser aux soi-disant « intonations mitterrandiennes » de François Hollande, aux « petites phrases » de Jean-Luc Mélenchon (qui raconte pourtant bien d’autre chose quand on l’interroge), aux métaphores à deux balles de Sarkozy qui attaque ses adversaires sans les nommer. Tout n’est qu’apparence, style, représentations stériles et bien souvent superficielles, fade, ineptes. En fin de compte on ne sait plus très bien si l’on doit élire des représentants du peuple en charge du gouvernement ou des pros de la bonne tenue face aux caméras…

La Vème République, c’est aussi l’ineptie d’un système consistant à forcer les électeurs à choisir le candidat le moins éloigné de leurs convictions parmi ceux jugés les mieux placés. Le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours encourage ce processus de déliquescence de l’offre démocratique, en induisant une prime au candidat le plus « modéré ». L’idée de discuter des idées semble devenue désuète. Mainte fois invité par Jean-Luc Mélenchon à venir débattre publiquement avec lui, François Hollande ne se lasse pas d’éluder la question, méprisant un candidat et des partis qui n’ont pas lieu d’exister, selon lui, puisque la gauche serait éternellement vouée à n’être qu’une et indivisible, inscrite dans le marbre du monolithisme le plus inébranlable. Puisqu’il est censé être le mieux placé, à quoi bon s’exposer à une forme de concurrence, à gauche, sur la base d’idées concrètes ? Il est tellement plus confortable de contraindre, bon gré mal gré, les électeurs à se reporter par défaut sur une candidature qu’on leur impose comme étant indépassable.

La Cinquième République induit en fin de compte une paralysie du système politique, avec l’élection, in fine, d’un candidat toujours issu des mêmes partis. Il entraîne aussi une prééminence des partis modérés et restreint l’expression de différentes sensibilités à gauche. Bref, il faut rejeter définitivement rejeter ce système et ne pas accepter ses logiques.

2) La tyrannie des sondages

Les médias de masse incitent toujours les électeurs à faire leur choix en fonction des résultats des sondages relatifs aux intentions de vote. Leur prolifération tend à déterminer le résultat de l’élection avant-même qu’elle ait lieu. Le summum semble avoir été atteint avec le tandem Paris Match / Ifop qui propose pas moins d’un sondage par jour ! 
Obnubilés par cette avalanche de statistiques dont, rappelons-le, les données brutes et la méthodologie de redressement des résultats ne sont jamais rendues publiques, les « analystes politiques » (bien souvent des journalistes à cent lieues de la profession de politologue) ne font plus qu’analyser des enquêtes d’opinion. Au diable les idées, ce qui compte, ce sont les chiffres : « mais monsieur machin, vous voyez bien que vous stagnez à 2 % dans les sondages, pourquoi vous présenter ? ». Mais quel est l’intérêt d’une campagne électorale si elle ne sert pas à convaincre les électeurs ? On devrait tous rester chez soi, à contempler les sondages, pour ne plus avoir besoin de réfléchir avant de voter ? La présidentielle se retrouve en fin de compte de plus en plus réduite à une vague course de chevaux : la discussion sur le fond n’est plus la priorité des journalistes et des soi-disant analystes politiques. Ils sont même arrivé à convaincre un vieux Monsieur que j'admire, Stéphane Hessel à écrire à JL Mélenchon de ne pas se présenter !!

3) L’escroquerie Front National

Le FN et sa candidate, Marine Le Pen, sont clairement le diable de confort du système. En brandissant la menace d’une qualification frontiste au second tour au détriment d’un candidat issu de la gauche, on les incite à voter mécaniquement pour le PS et sans plus de conviction. Pourtant, si le FN fait des scores élevés, c’est en partie la faute des partis institutionnels, qui ont été incapables de trouver des réponses à la colère sociale. En entretenant le système, on entretient le FN. C’est en fin de compte un bon arrangement entre les institutions nécrosées de la Vème République et l’extrême-droite, un véritable cercle vicieux.

Alors bien sûr, le spectre du 21 avril planera maintenant sur toutes les élections présidenrtielles françaises jusqu’à la fin des temps… Pourtant la qualification du FN au second tour en 2002 est en partie imputable au candidat socialiste de l’époque, qui n’a pas été capable de rassembler suffisamment d’électeurs sur son nom. Au lieu de prendre conscience du fait qu’il a perdu le soutien du peuple, le PS fait systématiquement de la surenchère sur une supposée menace frontiste afin d’inciter au vote utile.
Pourtant cet appel démesuré à la vigilance est aujourd’hui clairement sans objet. Les sondages montrent justement que le candidat du PS arrive systématiquement en tête des intentions de vote, et avec une avance assez nette. Il a de la marge avant de se faire éliminer ! C’est bien plutôt Sarkozy et la droite qui ont du souci à se faire. Par ailleurs, en 2007, Jean-Marie Le Pen avait été surestimé par toutes les enquêtes préélectorales, avant de finalement s’effondrer à 10,4 %, loin derrière trois autres candidats. Et s’ils faisaient à nouveau les mêmes erreurs avec Marine Le Pen ?

4) Le mensonge d’une gauche idéologiquement homogène

Aujourd’hui plus que jamais, il y a des divergences idéologiques fondamentales entre les différentes sensibilités de la gauche. Tout n’est pas que magouilles et négociations de couloirs en vue de la formation d’un éventuel futur gouvernement de gauche comme certains journalistes se plaisent à l’affirmer sans relâche ! S’il y a plusieurs partis et plusieurs candidats à gauche, ça n’est pas sans raison. A l’heure actuelle, voter pour Jean-Luc Mélenchon n’a pas du tout la même signification que voter pour François Hollande : la victoire du premier n’impliquera pas du tout la conduite de la même politique que celle qui serait conduite en cas de victoire du second !

Il n’y a pas d’union automatique de la gauche. La « Gauche plurielle » est belle et bien dissoute, sa reformation n’est pas du tout à l’ordre du jour et l’idée-même d’un désistement automatique dans le cadre du second tour n’est même pas acquise. Si un accord lie le PS et EELV en vue des élections législatives, le Front de gauche n’en fait pas partie et s’affirme clairement comme une force politique autonome et indépendante de la social-démocratie. Jean-Luc Mélenchon lui-même a affirmé qu’il ne dirigerait aucun autre gouvernement que le sien, et qu’il n’avait absolument pas l’intention d’intégrer un éventuel gouvernement socialiste en cas de victoire de François Hollande à l’élection présidentielle. Quant au PCF, il doit consulter ses adhérents avant d’entreprendre toute participation à un gouvernement dirigé par le PS… Inutile de spéculer bien longtemps pour savoir qu’une grande partie des militants communistes n’ont aucune envie d’aller se compromettre avec la « rigueur juste » !

Par ailleurs, la « gauche » a des frontières de plus en plus poreuses. Alors que François Hollande et Eva Joly souhaitent inclure François Bayrou et son parti, le MoDem, dans le cadre d’une vaste alliance de centre-gauche, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche rejettent clairement cette opportunité, le programme ultralibéral et la surenchère dans l’austérité de Bayrou entrant en totale contradiction avec un vrai programme de gauche, c’est-à-dire de rupture avec les logiques capitalistes.

5) Votez pour vos idées !

Vous autres électeurs de gauche qui en avez marre d’avaler des couleuvres, ne vous laissez pas avoir par ce système d’alternance bipartisane stérile. François Hollande et le PS misent exclusivement sur l’antisarkozysme et la peur du FN pour obtenir leur victoire. Leur programme, pratiquement inexistant, n’a d’autre ambition que de poursuivre la mise en application des politiques d’austérité promues par la droite. Une victoire du PS et la mise en place d’un nouveau gouvernement sous direction socialiste ne changera strictement rien au quotidien des classes populaires. Ne vous laissez pas aller à des chantages absurdes : votez avec votre cœur, plutôt qu’à contrecœur et de manière désillusionnée.

Ne vous laissez pas non plus enfermer dans une dépendance aux résultats du Front National. Si ce parti prospère, c’est parce qu’une partie de la population souhaite exprimer son mécontentement à l’égard de la politique menée par les différents gouvernements de droite et de centre-gauche depuis des décennies, qui ont tous échoué à résoudre les graves difficultés sociales auxquelles la France est confrontée. Pour casser cette logique, il faut porter au pouvoir une force incarnant la radicalité concrète, le Front de gauche, et ne pas maintenir en place un PS qui ne suscite plus aucun espoir et se contente d’un simple vote de résignation.

Enfin, plus que jamais, la démocratie est faite pour permettre au peuple d’exprimer ses idées, d’affirmer son adhésion à un projet de société. Si tout n’est plus que vains calculs politiciens, comment pourrait-on en vouloir à ceux de nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à s’abstenir ? Si la politique ne fonctionne plus qu’en fonction de règles permettant aux même de se succéder au pouvoir pour conduire la même politique, au bout du compte, que nous restera-t-il ? L’insurrection ! Après tout, pourquoi pas ?

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:23

Mes amis,

Hier, j'ai écouté le "Hollande nouveau" faire son discours de politique générale et là surprise, un étrange silence.

Ainsi donc, la duchesse du Poitou ne méritait aucun éloge pour son parcours ? L’ex-compagne qui a rallié Hollande avec une rare classe dès les jours qui ont suivi sa victoire à la primaire socialiste n’a donc pas existé politiquement ?

Dur à encaisser pour celle qui a rallié tout de même près de 48% des voix au second tour de 2007. A sa manière, certes atypique, elle a contribué à l’histoire de la Gauche. Ses idées de démocratie participative qui ont tant fait ricaner les caciques de la rue de Solférino ont fini par entrer dans les mœurs. Son approche de la politique écologique a été prise en compte par François Hollande lui-même. Sa manière de s’en prendre à la finance internationale, aux spéculateurs, à ceux qui gagnent de l’argent en dormant, n’a pas été totalement étrangère au discours résolument à gauche de son ancien compagnon. Et pourtant, dans le petit film de présentation de Hollande, en début de meeting, pas une image de Ségolène. Certes, nous ne sommes pas à l’époque stalinienne où l’on effaçait sur les photos les disgraciés, ceux que le maître du Kremlin avait fait éliminer. Mais, au Bourget, il y a eu ce petit malaise, cette imperceptible gêne… Avec cette question : pourquoi ?

Pourquoi François Hollande a-t-il délibérément zappé l’image de la mère de ses enfants ? Pour des raisons politiques ? Ou, pire, pour des raisons privées ? Dans les deux cas de figure, cette omission aurait pu être évitée. Le grand rassemblement dont parle avec ferveur le nouveau champion de la Gauche passe aussi par celle qui a incarné, aux yeux de nombreux Français, une nouvelle manière de faire de la politique, et qui se retrouvent de plus en plus nombreux dans les rangs du Front de Gauche car Mr Mélenchon dont plusieurs idées et même phrases ont été reprises hier, est pour l'instant encore, le seul candidat de gauche avec Eva Joly dont je recommande la lecture de l'interview de médiapart publie ce jour, à avoir cette sensibilité de gauche et cette passion de servir le peuple qui transpire au travers de ses interventions !

 

Le zapping de mr Hollande sur l'action de MMe Royal autant entre 2006 et aujourd'hui, que pendant cette camapgne de 2007 oû son propre camp l'a descendue en flèche vont avoir des conséquences, surtout que me Hollande semble craindre plus JL Mélenchon que Sarkozy (voir l'appel de mr Hessel, que j'aime bien, afin que JL Mélenchon laisse tomber sa candidature !!!)

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 10:52

Mes amis,

 

On aurait grand tort de conclure que le rapport de l’ASN  (Autorité de sûreté nucléaire), rendu public mardi 3 janvier, donne simplement quitus à EDF pour sa gestion, puisqu’aucune fermeture de centrales n’est préconisée.

 

Le nombre de remises à niveau exigées à très court et à long terme  par l’ASN est si considérable pour faire face aux multiples vulnérabilités énumérées dans le parc nucléaire français que EDF sera certainement conduit à reconsidérer ses coûts de revient de fond en comble. Mais aussi toute sa conception du risque. 


Et donc ses tarifs. Voire même à réexaminer la pertinence économique de certaines centrales, comme Tricastin ou Fessenheim. Ne nous y trompons pas : ce rapport est un séisme culturel et financier pour EDF.

 

Quand André Claude Lacoste, le patron de l’ASN, estime à quelques 2 milliards d’euros les investissements nécessaires, il n’évoque que les diesels d’ultimes recours dont chaque réacteur devra être doté. On est en réalité très loin du compte tant ce qui est présenté comme des différences d’appréciation sont en réalité bien des contentieux entre l’ASN et EDF. Et les points de divergence sont nombreux.

 

La doxa du Nucléaire ébranlée

 

Car c'est sans compter avec le résultat des évaluations demandées  concernant les risques extraordinaires tectoniques ou d’inondation. De ce point de vue, l’analyse de l’IRSN  (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) - qui a effectué les contrôles - est  implacable. "Les rapports des exploitants identifient un certain nombre de scénarios extrêmes dans lesquels les SSC (systèmes importants pour la sûreté)  pourraient être mis en échec du fait de la survenue d’agressions extérieures de grande ampleur (inondations ou autres évènements climatiques extrêmes, séismes, effets domino provenant d’accidents affectant d’autres installations nucléaires ou non)".

 

Manifestement, le traumatisme Fukushima a ébranlé la doxa des agences de contrôle. André Claude Lacoste ne s’en cache pas dans son entretien au "Monde" : "Il y a un avant et un après Fukushima. Le retour d’expérience complet de l’accident de Fukushima peut prendre jusqu’à dix ans et il est possible qu’il nous amène à réviser notre compréhension actuelle de l’accident".

 

La formulation est plus tranchée encore  à l’IRSN, qui souligne lourdement que même eu égard au référentiel actuel de sûreté, "un certain nombre d’écarts de conformité ont été relevés sur les installations examinées".  Et qui ajoute : "Les événement survenus au Japon nécessitent de reconsidérer le postulat fait à la conception des installations selon lequel un accident grave ne peut être engendré par un phénomène naturel externe à l’installation compte tenu des dispositions prises". Un révolution conceptuelle.


 

Danse sur des volcans



Le sentiment qui prévaut alors à la lecture de ce rapport très technique mais aussi formidablement précis et étayé d’exemples forts désagréables pour EDF, c’est bien que nous dansons sur cinquante-huit   volcans. Et que s'il n’y a pas d’autres choix que de maintenir la filière nucléaire, en l’état ou réduite, comme c’est probable pour quelques décennies encore, les travaux de sécurisation s’annoncent formidablement lourds. Le vrai coût du nucléaire est peu à peu en train de surgir en pleine lumière.

 

A la lecture du rapport , on est d’abord en effet frappé par le nombre de  "lacunes" d’"écarts", de vieillissements prématurés (corrosion des tuyauteries des bacs de fuel ou des stations de pompage) et d’un niveau de vigilance souvent altéré, notamment s’agissant de la gestion de la "source froide" qui sert à refroidir les réacteurs à Fessenheim et au Cruas. Comme si l’habitude de la sûreté et l’absence d’accidents graves en France avait fait baisser la garde ici et là.

 

Des exemples qui font souvent froid dans le dos.

 

 

Du risque sismique

 

S’agissant du risque sismique : "Les exercices déclenchés par l’ASN lors des inspections ont montré que, sur la plupart des sites, les opérateurs susceptibles d’avoir à utiliser les données issues de l’instrumentation sismique ne savent pas ou mal exploiter l’instrumentation sismique, ce qui pourrait aussi retarder le repli des réacteurs voire ne pas amener à prendre cette décision."


Pour Tricastin : "Certaines installations ne disposent pas de consignes spécifiques précisant la conduite à tenir en cas de séisme (la plupart des installations ne disposent pas d'alimentations électriques de secours dimensionnées au séisme, car non requises par leur référentiel de sûreté. Certains matériels disposent d'une alimentation électrique de secours par batteries ou onduleurs dont la durée peut être limitée à 30 minutes ;Les  moyens de communication et de supervision des installations sont secourues par batteries ,ou pendant une durée de 30 minutes à quelques heures seulement (et ils ne sont pas non plus dimensionnés au séisme) ; sur la plupart des installations, les locaux de crise, l'alimentation électrique de la salle de commande, les générateurs électriques de secours et les réseaux de communication ne sont pas dimensionnés au séisme ; la disponibilité des moyens de détection et de lutte contre l'incendie n'est pas garantie (alimentation des détecteurs, réseaux, eau). 

 

Ce type d'"écart " était épinglé dans les précédents rapports mais de manière nettement plus diplomatique et souvent émasculé par la rédaction. Désormais, les diagnostics généraux sont nets. Et, disons le, cassants.

 

Manifestement, le renouvellement des experts de l’ASN mais surtout de l’IRSN, qui sont plus jeunes, moins impressionnables par les intérêts supérieurs de l’institution nucléaire, a fait son œuvre. Il faut saluer ici le travail de Jacques Repussard, Dr Général de l’IRSN qui lui même n’a pas fait sa carrière dans le lobby nucléocrate.

 

Du risque d'inondation

 

S’agissant des risques de rupture barrages ou de digues concernant Fessenheim et Tricastin, l’ASN exprime ainsi sans ambages son désaccord avec EDF.  L’ASN  souligne d’abord "l’absence d’éléments d’études précises" et "considère que l’engagement d’EDF répond partiellement à sa demande et qu’EDF devra mener des études indiquant de façon précise le niveau d’eau sur le site du Tricastin en cas de rupture des digues de Donzère-Mondragon et sur le site de Fessenheim en cas de rupture des digues du Grand Canal d’Alsace". 

 

De la sous-traitance

 

Même franchise s’agissant du recours  à la sous-traitance : "L’ASN considère qu’EDF n’a pas suffisamment démontré, dans les rapports ECS (Évaluations complémentaires de sûreté), que le champ des activités sous-traitées, à la fois en termes de types d’activités considérés et en termes de compétences internes préservées, est compatible avec la pleine responsabilité d’exploitant en matière de sûreté et de radioprotection."

 

Oui, on aurait décidément grand tort de réduire ce rapport à un feu vert pour l’exploitation des 58 réacteurs existants. C’est un feu clignotant et sous conditions. Des conditions drastiques.   

 

Les mesures" imposées" par l'Autorité de sûreté nucléaire : 

 

D’autant que L’ASN prévoit non seulement l’adoption de nombreuses "prescriptions"auxquelles devra se soumettre l’exploitant mais définit aussi le cadre d’un  renouvellement stratégiques  des  dispositifs de sécurité . Ce que Lacoste qualifie de "noyau dur" de dispositions matérielles et organisationnelles. 

 

 

D’abord une FAR (Force D’Action Rapide) pour intervenir en urgence sur des sites accidentés et un centre de gestion de crise bunkerisé.  Ensuite, des procédures pour prévenir le "dénoyage" des combustibles usés, c’est à dire des piscines qui sont généralement très proches des réacteurs et à ciel ouvert comme à Fukushima.

 

 

D’autre part, est exigée l’étude d’une enceinte nouvelle pour protéger les eaux souterraines en cas de fusion du cœur du réacteur. Et enfin des dus : groupes électrogènes diesel d’ultime recours dont devront être dotés chaque réacteur.

 

 

Pour que ces décisions soient gravées dans le marbre, l’ASN a préparé un projet d’arrêté fixant les règles générales relatives aux installations nucléaires de base qui apportera une contribution importante à l’amélioration de la sûreté et dont l’Agence "recommande qu’il soit signé au plus vite" par le Gouvernement. Le  ton a changé.

 

Pour EDF, c'est l'heure des comptes et de l'apprentissage de l'humilité

 

Chez EDF, l’heure est aux additions avec le Milliard d’euros comme unité de référence. C’est aussi l’apprentissage de l’humilité. On est très loin du "risque quasiment zéro" évoqué dans le passé. Même l’EPR, présenté comme une merveille technologique invulnérable lors de la crise de Fukushima,  devra selon l’Agence être revue et corrigée sur de nombreux points.

 

Alors même si notre consommation a baisé de 6 % l'an dernier, ne nous réjouissons pas trop car les prix devraient s'intensifier à la hausse, et oui, non content de nous avoir fait payer ces centrales du temps de son appartenance à l'état, EDF va nous faire payer les entretiens et réparations, alors qu'elle est privée à plus de 70 % et partage avec les concurrents tous privés 25 % de sa production (loi NOME) ! 

 

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 10:07

Mes amis,

Une grande nouvelle hier au soir sur France2 avec un Pujadas tout sourire qui nous annonce que La France notre cher pays, a emprunté plusieurs milliards d'euros comme elle le fait chaque semaine à un taux plus bas, oui, vous avez bien entendu, un taux beaucoup plus bas que celui que lui accordaient les banques avant le décote de la note !! Notre pays est loin d'être en faillite puisque les interêts de la dette qui sont au même niveau que cette dernière, ne sont pas dûs !!

 

Donc de passer de la Note AAA plus à la note AA plus n'a aucune incidence sur le taux des prêts à trois ans du pays. Alors de deux choses l'une : ou notre cher nabot a menti en disant que si nous perdions ce AAA il serait mort, et François Hollande aussi qui a dit qu'il fallait préserver cette note coûte que coûte sinon nous allions payer des inetrêts faramineux,  ou alors on nous prends toujours pour des cons ! 

 

En effet, hier j'ai vu un entretien donné à Ruth Helgrief par VGE et Jacques Delors, des pointures en ce qui concerne l'euro qui ont été clairs : ce n'est pas à une crise de l'euro que nous assistons mais bien à une crise de l'Europe et de la façon dont les dirigeants des pays gouvernent ! Il faut faire une union fédérale européenne, politique, financières et économiques, avec un relatif équilibre entre les pays au niveau des salaires, des charges sur salaires en se serrant les coudes au lieu de jouer seuls contre les autres ! 

Donc ces notes absurdes données par des agences de notations anglaises ou américaines ne signifient rien !! Les dettes de nos pays sont toutes illégitimes concernant les interêts et il faut donc effacer ces ardoises ! 

 

Heureusement pour notre pays, deux candidats aux présientielles pensent et disent comme moi, JL Mélenchon et Eva Joly !

 

 

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 15:50

Mes amis,

Un petit article pour remettre les pendules à l'heure démocratiques et surtout à l'heure de notre constitution, la cinquième qui a des défaut c'est vrai, mais parfois des qualités !

 

Donc, imaginons, nous sommes le 6 mai 2012. Au terme d'une campagne difficile, acharnée, Marine Le Pen est élue Présidente de la république avec 50,1% des voix, face au malheureux (se) candidat  socialiste.

Elle a éliminé Nicolas Sarkozy dès le premier tour des élections présidentielles, incarnant mieux le désir de rénovation de la droite française que l'UMP, en qui les Français ont perdu confiance après de multiples scandales.

La présidente Le Pen doit former un gouvernement. mais, car il y a un gros mais, cela est cependant impossible.

En 1997, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale, provoquant des élections législatives anticipées. Les suivantes auront donc lieu en 2002. 

En 2000, Jacques Chirac - encore lui - organise un référendum sur le quinquennat. Les Français approuvent cette réforme, appliquée à partir de 2002.

Ainsi, élections présidentielles et élections législatives allaient toutes deux avoir lieu consécutivement en 2002. Avec un mandat présidentiel de cinq ans et des mandats des députés de cinq ans également, Jacques Chirac venait de condamner les élections législatives - et donc le choix du Premier Ministre - à avoir lieu un mois après les présidentielles, et ce de façon permanente

Aussi, en ce mois de juin 2012, les Français sont appelés à donner à Marine Le Pen son futur Premier ministre. Pour cela, il faut que la majorité des députés élus soient des députés Front National. Problème : le système électoral français dans son état actuel n'applique pas la proportionnelle. Ainsi, en 2002, date du succès électoral historique du FN, le parti de Jean-Marie Le Pen, arrivé au second tour des Présidentielles, remportait 11,34% des voix (2,86 millions de voix) lors du premier tour des législatives et... Zéro députés

En juin 2012, la Présidente Le Pen subit donc une cohabitation : son Premier Ministre est issu de l'UMP ou du Parti socialiste, et c'est lui/elle qui est à la tête du gouvernement, et donc de la politique menée en France, et ce pour cinq ans, jusqu'à la fin du mandat des députés... et de celui de Marine Le Pen, cantonnée dans un rôle d'arbitre très limité.

 
Tout laisse penser que les tentatives de dissolution de l'Assemblée nationale par la Présidente Le Pen (une par an autorisée par la Constitution) donneraient le même résultat : avec nombre de députés FN insuffisant, la Présidente enchaînerait les cohabitations, créant au passage une certaine instabilité gouvernementale.

L'élection de Marine Le Pen n'entraîne pas l'application d'une politique frontiste puisque nos institutions ne le permettent tout simplement pas. Voter pour Marine Le Pen est donc inutile, objectivement. doncle coup du 21 avril ne se reproduiera pas car ce même coup a éliminer les chance de Marine de pouvoir gouverner à cause du calendrier !!!

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 16:00

Chère Ségolène,

Le parcours à tes côtés s'achève, la présidentielle de 2012 arrive à grands pas, tu as chois sans ambiguïté ton camp, celui du PS, c'est ton droit. 

Je te suis depuis fort longtemps, exactement lorsque, Ministre à la Famille du gouvernement Jospin en 2003 et la loi Handiscool que tu présenta, mes permis d'intégrer mon fils handicapé visuel à un collège et un lycée normal avec l'aide de personnel formé pour aider les élèves en difficultés.

 Il y avait longtemps en 2006 que je n'avais plus pris ma carte au PS, depuis 1986 et l'arrivée de ce fils handicapé ! Lorsque j'ai entendu dire que des primaires était organisée par le PS et que tu étais dans le trio des candidats qui allaient concourir pour la présidentielle de 2007, mon sans n'a fait qu'un tour, j'ai repris ma carte et plus de 100 000 personnes avec moi. Nous devenions les "adhérents à 20 euros" prix fixés pour attirer du monde pour voter à cette primaire qui était une première !

Je me suis donc renseigné sur toi, car les hommes eux étaient connus DSK et Fabius ayant été des ministres d'état, première ministre pour Fabius, je connaissais leurs parcours mais pas vraiment pour toi. A part ta lutte por conserver le marais Poitevin en habit traditionnel mangeant du Chabichou, rien ! J'ai alors appris que tous tes combats politiques avaient été mené dans les idées d'une vraie socialistes, pour le peuple, servir le pays sans se servir une de tes phrases me plaisait beaucoup. J'a voté aux primaires et tu as gagné largement ! Je me rappelle le soir du vote dans la petite section PS du Bessillon sur la canton de Cotignac, le nombre de 12 membres était passé à 29 en quelques semaines, Le vote a eu lieu, il y a eu un vote blanc, puis 22 voix pour toi, 3 pour Fabius et 3 pour DSK !!!  Cela se passait de commentaire !! Dans la foulée du dépouillement, le secrétaire de section a démissionné, suivi du trésorier, manifestement pas heureux du résultat ! Comme personne ne voulait reprendre le flambeau, je me suis présentée et j'ai été élue ! J'ai donc suivi la campagne des présidentielle et suis allée au meeting de Villepinte, tout semblait à la surface se passer assez bien, même si des fausses notes commençaient à sortir chez les socialistes de Solférino, les fameux et fameuses éléphants du parti ! 

 

Tu as fait ce que tu pouvais face à la machine bien entraînée d'un Sarkozy ayant ramassé large du côté du FN donné à 16 % . Le score final, pour une première tentative n'était pas si mauvais, meilleur que celui de Mittrand en tous les cas ! Tu as perdu, mais je me rappellerai ce soir de défaite ou sur le toit du siège tu nous interpella en disant : "on continue" tu avais déjà lancé une association de débats d'idées Désir d'avenir, j'y adhérais tout de suite et sur le net ou dans la rue, je travaillais au congrès de Reims de 2008 qui devait te permettre de reprendre en main le parti en devenant première secrétaire à la place de Hollande ! Hélas, après que ta motion E fût en tête, un écart de quelques voix étranges te font perdre le secrétariat, je ne comprends plus, Quelques mois avant Reims un homme que je connais peu démissionne discr^tement du PS, il se nomme JL Mélenchon. Il fonde la parti de gauche, je suis toujours secrétaire, mais je démissionne et commence à travailler à DA pour les primaires qui devront avoir lieu en 2011 suivant le texte de la rénovation voté en 2010 par les adhérents dont le nombre chute à 120 000 ! Les sondage se déchaînent; un favori se détache il se nomme DSK, un libéral encore plus virulent que Sarkozy mais ayant sa carte du PS § Tout le monde sait à présent ce qui se passa et pourquoi François Hollande se présenta aux primaires, les sondage derrière lui le faisant favori ! Il va gagner ces primaires, Ségolène, très bizzarement n'a que 7 % des voix malgré un programme clairement à gauche et surtout avec des propositions testées en région et qui fonctionnent !

Bref, j'en suis là, pas mal de mes amis du Bessillon sont partis de la section, quelques uns ont rejoint le PDG de JL Mélenchon, je me suis alors intéressée à cet homme et j'ai regardé ces interventions et lu son programme. 

Aujourd'hui, je suis convaincu qu'il a raison, que le candidat Hollande ne fera pas de miracle, il ne veut pas toucher à la constitution européenne que l'on nous a volé en 2007 et pourtant presque tous nos problèmes viennent de là, nous ne sommes plus en démocratie depuis le congrès de Versailles, et du système capitaliste financier qui nous entraîne dans une banqueroute oû le simple citoyen n'est hélas pour rien ! 

Alors je vais aider JL comme je l'ai fait pour Ségolène car les idées de gauche sont là, elles sont financées et juste elles ressemblent beaucoup au programme défendu en 2007 par Ségolène mais dont ses amis du PS n'ont pas voulu ! Elle va se présenter aux législatives, je la soutiendrais à ce moment en espérant qu'elle gagne et qu'elle puisse influencer Mr Hollande par la suite. je este à DA, début février il y a une AG à Paris, je vais y aller. 

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 17:43

Mes amis,

Une petite réference à la célèbre chanson de Dutronc père pour amener une reflexion qui, je l'avoue, me traverse l'esprit depuis le résultat des primaires et qui, selon moi, à l'air de prendre forme.

 

Ségolène Royal est, depuis les primaires, sur le terrain en Poitou-charente, elle agit beaucoup, mais il faut lire la presse régionale pour être un peu informée sur ces faits pourtant importants pour notre pays car ils prouvent si besoin en était, que ce qui est fait en région est tout à fait adaptable au pays, chose que personne n'avait compris en 2007, surtout les socialistes qui l'entouraient, mais que nous avions largement diffusé avant les primaires avec un programme qui est aujourd'hui le reflet de celui de JL Mélenchon.

 

Bref, Ségolène s'échine et arrive pratiquement dernière aux primaires ! Les sondages miraculeux donnant Hollande vainqueur,( après avoir porté au pinacle un autre homme, qui n'était même pas candidat !) ont dû quelque peu influencer les "sympathisants de gauche" qui sont venus nombreux pour voter !

Bon ceci étant dit, Mr Hollande commence à se réveiller en fin d'année, et voici que, il fait un premier meeting et à l'épiphanie nous apprenons que Ségolène, qui a donné son approbation à la candidature de Hollande, sera l'invitée toute la semaine prochaine des médias comme Canal Plus, BFM TV, France 2, j'en passe et des meilleures. Que va-t-elle bien pouvoir nous dire ? C'est là que les athéniens s'atteignirent !! Bien sûr, les éléphants du PS sachant que Ségolène ne ferait jamais partie d'un gouvernement Hollande, on dû la pousser pour qu'elle se présente aux législatives. S'ensuit une polémique, celle du parachutage, et on dirait que cela s'est calmé depuis quelques temps, pas mal de membres influents du PS de Solférino aillant pris partis pour elle !

Bref, elle se presentera aux législatives comme prévu. Sera-t-elle élue ? Je n'en sais rien , je l'espère,mais c'est une élection et les élécteurs vous et moi sont encore libres ! Mais n'allons pas tergiverser, pour le PS elle est déjà élue, pourquoi et bien parce que le perchoir de l'assemblée nationale lui est réservé ! Comment se peut-il que, une femme connue c'est vrai, se présente aux législatives, soit élue et ensuite soit aussi dans la foulée élue au perchoir, car le perchoir pour l'obtenir il faut le demander et ensuite être élue par les députés !!

L'alchimie de la politique est grande, compliquée, fumeuse, parfois toxique, mais là, il va falloir qu'on m'explique comment une femme aussi intègre que Ségolène puisse se prèter à ce jeu de dupes !! A moins qu'elle n'est trouvé que ce moyen, en devenant le quatrième personnage de l'état en cinquième république, pour influencer les débats et l'adoption de lois ou mesures qui nous sauvent !!

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 15:30

Mes amis,

La dette et la soumission des Etats aux banques qu'elle entraîne n'ont rien d'une fatalité. Plusieurs peuples latino-américains s'en sont affranchis avec succès. C'est notamment le cas de l'Argentine, du Venezuela et de l'Equateur. Nous expliquons ici comment le gouvernement Correa s'y est pris en Equateur pour faire passer la dette de 24 % à 11 % du PIB sans faire payer le peuple. J'espère que les explications un peu techniques qui suivent ne vous rebuteront pas !

I.    Lien entre l'arrivée au pouvoir de Correa et la lutte contre la dette illégitime

Pour comprendre la dynamique de l'audit intégral de la dette publique en Équateur, il faut revenir sur le poids qui représentait le service de la dette dans l'économie équatorienne et sur le rôle important que la lutte contre cette dette illégitime a joué dans l'arrivée de Correa au pouvoir.

a) La dette Publique en Équateur avant l'audit

La dette publique contractée par les dictatures des années 70 en Équateur (1976-1979) n'a pas cessé de s'accroitre entre 1970 et 2007. Pendant cette période, l'État équatorien a remboursé 172 fois le montant de la dette de 1970 1  mais le volume de cette dette a été multiplié par 53 !!!!

Un exemple qui montre l'ampleur du transfert de fonds publics équatoriens vers le système financier privé : entre 1990 et 2007,  la Banque Mondiale (à travers la Banque internationale pour la reconstruction et le développement – BIRD) a prêté 1,44 Milliards de US$ à l'Équateur alors que celui-ci lui a remboursé 2,51 Milliards de $ (transfert net donc d'environ1,07 Milliards de dollars uniquement avec la Banque Mondiale).

Depuis les années 80 et jusqu'en 2005, le service de la dette représentait environ le 50% du budget de l'état (entre 3 et 4 milliards de US$ par an) alors que les dépenses en santé étaient d'environ 4% (autour de 400 millions de US$)

Comme en Grèce, la dette a été l'outil  du FMI mais aussi de la Banque Mondiale pour imposer les plans d'austérité, les privatisations et les reformes structurelles (qui sont allées jusqu'à modifier la constitution équatorienne à plusieurs reprises). Cela prenait à chaque fois la forme de « lettres d'intention » (sorte de contrat qui fixait la feuille de route des reformes à mettre en place) que l'Équateur signait pour avoir accès à des prêts auprès de ces deux organismes au fur et à mesure que les mesure prévues dans celles-ci devenait effectives.

Évidemment cela a impliqué une énorme instabilité politique liée aux forts mouvements sociaux du pays, le peuple ne voulant pas accepter les différents plans austérité qui se succédaient sans fin, ainsi entre 1997 et 2007 l'Equateur a connu 7 présidents différents (trois renversés par des manifestation populaires: Abdala Bucaram, Jamil Mahauad et Lucio Gutierrez).

A chaque moment de instabilité, le FMI et la Banque Mondiale en profitaient pour restructurer la dette : à plusieurs reprises, la restructuration de la dette s'est faite en souscrivant un nouvel emprunt couvrant la totalité de l'ancienne dette, ce nouvel emprunt ayant des clauses et des conditions chaque fois plus difficiles à assumer par l'Équateur, profitant ainsi de faire signer des nouvelles lettres d'intention (les prix sur le marché secondaire des titres de la dette baissaient à cause de l'instabilité politique).

b) L'arrivée au pouvoir de Correa et le lien à la lutte contre la dette

Suite au soulèvement populaire qui a mené à la destitution de Président Lucio Gutiérrez (auto-proclamé le meilleur allié de Bush!!), le 20 avril 2005, un gouvernement de transition se met en place, le vice-président de l'époque, Alfredo Palacio devient alors le nouveau Président de l'Équateur. Rafael Correa est nommé alors Ministre d'économie et des finances.

Très vite il va critiquer les projets de Traité de Libre Commerce (TLC), mais surtout il décide de s'attaquer au Fond de Stabilisation, Investissement et Réduction de l'Endettement Public. Il s'agit d'un fond mis en place en 2002, sous la pression du FMI, par la « Loi organique de Responsabilité, Stabilisation et Transparence Fiscale ».

Ce fond, destiné à gérer les revenus issus de l'exploitation du pétrole (axe principal de l'économie équatorienne)  stipulait que le 70% des revenus pétroliers devaient être destinés au service de la dette publique (paiement de la dette et achat/vente des titres pour maintenir un prix élevé de ceux-ci), 20% devait servir à la stabilisation du prix du pétrole et 10% devait être destiné à l'investissement social.

Correa veut faire changer la loi et mettre 80% des revenus pétroliers au service de l'investissement social (éducation, santé, création d'emplois…) et uniquement 20% au service du paiement de la dette. La Banque Mondiale menace alors de ne plus prêter de l'argent à l'Équateur si une telle loi était votée.

N'ayant pas le soutien du président Palacio, Rafael Correa a préféré démissionner (il n'est resté que quatre mois au gouvernement) que se plier à la Banque Mondiale. Ceci devient le premier pas de la marche qui le mènera jusqu'à  la présidence de la République.

II.    La Commission pour l'Audit Integral de la dette Publique

Correa prend ses fonctions le 15 janvier 2007. Il réduit tout de suite le poids du service de la dette dans le budget de l'État à 25% (il était de 47% en 2006). 3  Le 9 juillet 2007, Rafael Corea crée par un décret présidentiel, la Commission pour l'Audit Intégral de l'Endettement Public

La définition de l' « Audit Intégral » dans ce décret est la suivante:

« Action fiscale orienté vers l'examen et l'évaluation du processus de contractualisation et/ou renégociation de la dette publique, l'usage de ces ressources et l'exécution des programmes et projets avec financement externe, avec le but de déterminer sa légitimité, transparence, qualité, efficacité, efficience, considérant les aspects légaux, économiques, sociaux, de genre, régionaux, écologiques et des nationalités et peuples ».

La commission était conformée par 12 membres issus des mouvements sociaux et des ONG équatoriens et 6 membres issus de campagnes internationales pour l'annulation de la dette du tiers-monde et 4 représentants de l'État (Ministère de « Hacienda », Tribunal des Comptes, Commission anti-corruption et l'administration fiscale).

Cette commission s'est réunie pour la première fois le 23 juillet 2007 et elle a rendu son rapport final au président Correa le 23 septembre 2008 et au public le 20 novembre 2008. L'assemblée constituante, qui se réunit à partir du 30 septembre 2007 travaillera de très près avec la CAIC (Alberto Acosta, présidente de l'assemblée constituante était l'ancien leader du mouvement pour l'annulation de la dette), ce qui aboutira à la rédaction de plusieurs clauses sur la dette publique dans la nouvelle constitution (cf annexe II).

L’audit équatorienne a commencé par une enquête sur tous les documents concernant les obligations émises par l’Etat («contrat d’obligations», «contrat d'agence», «contrat de garantie", les fichiers joints, les conditions…).

Cette analyse a mis en lumière de nombreuses clauses illégitimes :

  • Anticipation des échéances pour la totalité des remboursements de la dette en cas de défaut de paiement
  • Révocation de la souveraineté
  • Contrainte du Procureur général à signer dans le sens de la demande des créanciers
  • Contrats empiétant sur les lois et la Constitution du pays
  • Déclaration dans laquelle les parties affirment que le contrat ne viole aucune loi du pays, et qu’en cas d’illégitimité, il ne peut pas être contesté 

De plus, en procédant à des simulations de paiement sans intérêt, cet  audit a explicité les mécanismes qui génèrent la dette publique.

D’autre part, l’audit de la dette a dévoilé l'instrumentalisation juridique de la nation au profit des banques privées.

Ainsi la loi de « responsabilité fiscale » avait permis de donner le privilège du paiement de la dette publique avant toute autre dépense publique, limitant ainsi toute dépense sociale et ne fixant aucune limite pour le cout de la politique monétaire. »

Le rapport de la commission juge que la totalité de la dette commerciale de l'Équateur est illégale et/ou illégitime. Ainsi, à partir de novembre 2008 Rafel Correa suspend le paiement d'une grande partie de la dette (il se déclare en « defaut », c'est à dire moratoire pour tous les fonds Global 2012 et Global 2030 qui représentent le 85% de sa dette commerciale).
Au total, Le gouvernement équatorien refuse de payer le 70% des fonds de la dette  équatorienne, jugés illégitimes. Leur valeur va alors chuter d'environ 80% dans le marché secondaire. L'équateur va alors utiliser 800 millions de US$ pour acheter des bonds pour 3 Milliards de sa propre dette (cela signifie pour le pays une économie totale de 7 Milliards de US$).

En 2006, la dette publique externe était de 10,2 Milliards de US$ et représentait le 24% du PIB. En mars 2010 son montant était de 8,68 Milliards de US$, ce qui représentait le 15% du PIB.  Selon,  Piedad Mancero, économiste membre de la CAIC, les prévisions pour le service de la dette en 2011 seraient de 11,7% du budget de l'État (le budget 2011 est 23,9 Milliards de US$).

Aujourd'hui l'Équateur n'a plus recours au marché international de la dette dont les agences de notation lui ont coupé l'accès. C'est pour cette raison que l'Équateur est un des moteurs principaux de la Banque du Sud et la nouvelle architecture financière qu'elle propose. La construction d'une nouvelle intégration Régionale Latino-américaine est la seule perspective possible pour que l'Équateur ne voit pas revenir les dangers de l'endettement à nouveau.

Si l'Equateur et trois autres grands pays d'amérique latine l'a fait, pourquoi pas nous ?

 


 


 

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 09:50

Mes amis,

A l’orée du Nouvel An, alors que les gens normaux s’attèlent aux préparatifs du réveillon de la Saint Sylvestre, voilà que les « merdeux » de VSD se font remarquer

En effet, ces journalistes (?) d’un autre âge qui souffrent probablement d’épilepsie ont commis la maladresse de mettre sur la place publique un exécrable sondage (fruit d’une conspiration nocturne) pour se faire des sous et ainsi bouclé difficilement le bilan annuel de leur torchon, pardon, magazine à sensations en panne de sujets visant à élever le débat.

Mais, qu’ils sachent que ce comportement «délirant» qui consiste de jeter l’opprobre sur l’ancienne candidate finaliste de la présidentielle de 2007 ne les honore pas du tout… au contraire, ces «mécréants» qui manquent de savoir vivre ne méritent aucune admiration de la part des honnêtes citoyens que nous sommes.

Que des agents au service des puissants s’amusent à faire croire que Ségolène Royal est «agaçante» pour la couper du peuple, cela doit la rendre fière ainsi qu’à ceux qui soutiennent son combat…

Madame Royal, les agace, oui, parce qu’elle dénonce le système corrompu entretenu par ces «magouilleurs» qui font main basse sur les deniers de l’Etat.

Madame Royal, les agace, oui, parce qu’elle condamne la connivence de la petite «élite médiatico-politique-sondagière» parisienne avec les grands groupes financiers.

Madame Royal, les agace, oui, parce qu’elle exige que la finance et l’économie soient au service de l’homme.

Bref, ce qui m’amuse dans la classe politique française et son bras armé les médias, c’est qu’ils ont toujours peur de Ségolène Royal quand bien même qu’ils ont tout fait pour l’empêcher de briguer la présidentielle de 2012.

Hormis le fait que Ségolène Royal soit la meilleure de tous aujourd’hui (toutes ses idées fortes sont reprises par ceux qui disaient qu’elle était incompétente), et surtout le fait qu’elle soit la seule femme politique qui donne des «bons coups de pieds» dans la fourmilière politicienne française (ce qui agace visiblement au plus haut point ses adversaires politiques et médiatiques), c’est sa capacité de résistance.

Ils ont beau l’attaquer en meute (gauche-droite réunis), fabriquer des sondages bidons, écrire des commentaires acerbes, Ségolène Royal reste une femme debout !

Vous savez ? Rien qu’à penser que Madame Royal pourrait devenir la première femme indépendante à être présidente de l’Assemblée nationale, ils ont tous les «chocottes».

Pourquoi ? Facile à comprendre car avec Ségolène Royal au « perchoir » les commissions d’enquêtes parlementaires travailleront à plein régime avec courage, pugnacité… et indépendance. Elles auront, «ces commissions d’enquêtes parlementaires la même influence que l’on peut trouver aux Etats-Unis ou dans d’autres grandes démocraties… ».

Et, c’est ce qui « agace » réellement. Je souhaite une bonne année à toutes et tous et le retour de Ségolène Royal que l'on ne fera plus taire !

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 16:28

Messieurs,

Si j’écris "messieurs" c’est que depuis que nous sommes en république, pas une femme n’a été ministre de l’intérieur !

Je voudrais vous poser une question : pourquoi entend-t-on souvent parler de « fou » dans les conversations les plus anodines ? « Je suis folle de toi ! » s’exclame cette femme amoureuse, « il est fou ce mec » s’écrit un supporter de foot devant la maladresse d’un joueur. C’est souvent parce que l’homme s’interroge sur les actes et les sentiments qui lui paraissent ne pas être en accord avec ce qu’il croit de lui-même. Il se sent pris parfois avec quelque chose à laquelle il ne peut échapper : ce brin de folie, ce petit sourire envers lui-même qui vient interroger sa raison. En revanche, lorsqu’un être humain est envahi totalement par la folie, la plupart du temps, il ne le sait pas ! Un paranoïaque ou un schizophrène à qui l’on va parler de sa folie rétorquera : «  fou, moi ? Jamais !! » .

Si je vous interpelle sur ce sujet, c’est que notre société actuelle est aux prises avec un projet encore plus fou que la folie : la tentative de rendre l’homme raisonnable ! Un exemple ? Les multiples lois promulguées récemment à la suite de faits divers médiatisés et censés lutter contre les récidives !! Désormais face à ce type d’actes exceptionnels, on ne dit plus : « l’exception confirme la règle » mais « l’exception doit être la règle » et l’on vote une nouvelle règle !! Le processus enclenché est sans fin, car il y aura toujours des exceptions ! C’est la marque du vivant. Comment nous-mêmes, qui ignorons quand nous serons saisis par notre propre folie, qui ne savons pas si nous allons tomber fou amoureux en sortant tout à l’heure dans la rue, pourrions nous nous prononcer sur ce que fera quelqu’un d’autre ? L’homme instaure en permanence des interdits pour pouvoir les transgresser. C’est cette discussion avec l’interdit qui fait qu’il existe ! La lui interdire est une véritable folie, au sens propre.

On cherche donc à faire des hommes raisonnables, homogènes, transparents, « statistiqués » Il s’agit là d’une terrible attaque contre la capacité de pensée. Pourquoi cette attaque ? Parce que dès que l’humain se met à penser, il ne peut se réduire à l’état de consommateur obéissant et bienveillant, appelé à accomplir ce que j’appellerai des rituels de soumission sociale, c'est-à-dire des actes dont l’unique raison d’être est de l’habituer à se soumettre pour se soumettre, sans autre objectif ! Ces rituels servent le système dans lequel nous survivons aujourd’hui, et avant tout les intérêts de ceux qui s’arrogent le droit de penser pour nous :les financiers, les dirigeants, les actionnaires, les politiques, dans cet ordre, pour que l’immense majorité de la population n’est qu’un seul devoir : consommer passivement !

Certes ces profiteurs accordent à cette population soumise de posséder un savoir technique indispensable au maintien du système en place, mais toute réflexion devient suspecte !

En psychiatrie, on voudrait nier la relation entre médecin et patient, tout pouvoir accorder aux médicaments. Cela fait plusieurs décennies que les soignants doivent remplir des tableaux statistiques, mettre des croix dans des cases… Ce qui ne sert à rien, chaqu’un le sait. Mais les médecins sont soumis à ce rituel, comme dans d’autres domaines, les professeurs et les magistrats. Pensées et soumission sont très liées. Le mot « sujet » vient du latin « subjectus » être soumis !  Tous les enfants naissent soumis, au bon sens du terme, car l’être humain est, du règne animal, le plus dépendant, et il lui faut un temps indéfini pour être autonome. C’est en passant par cette soumission puis cette « dé soumission » qu’il se constitue, aidé par la pensée.

Pour conclure, je dirai qu’un autre élément nous place aujourd’hui au-delà du raisonnable, dans l’irrationnel : c’est la peur, extrêmement présente dans le discours social, et dont l’ampleur économique est sans précèdent !  En 2008, Nicolas Sarkozy, prononça un discours sur la psychiatrie, il a stigmatisé les fous comme potentiellement dangereux. Deux mois plus tard 30 millions d’euros étaient débloqués, non pour augmenter le nombre de soignants, auprès des patients, mais pour installer des barbelés et des alarmes et des caméras autour des hôpitaux et centres ! La peur est un sentiment avec lequel il est facile de jouer : l’homme est ancestralement aux prises avec la peur de sa folie ou celles des autres. depuis toujours, désigner "le fou" à la vindicte populaire a été le meilleur moyen d’éviter de s’affronter avec sa propre petite folie, ou à l’inhumain, cette part innommable qui existe en chaqu’un de nous. Mais il faut l’affirmer : un être aux prise avec l’inhumain en soi doit être traité humainement, c’est la seule façon, peut-être de l’aider à en sortir ! Mr Gluant, ho, pardon Guéant,  actuel ministre de l'Intérieur, n'avez-vous pas parfois conscience de ce que vous dites ou faites ? Oui, sans aucun doute car vous n'êtes pas fou, donc responsable de vos actes !

 

Par la fee viviane - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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