Etre, paraître, disparaître......

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

Beaucoup déja, et depuis longtemps, conseillent à Ségolène Royal d'occuper la scène médiatique, notamment la télévision. J'ai, sur ces sujets, donné mon opinion. Elle n'a pas varié:

- Utilisation CIBLEE de la télévision et de la radio
- Eviter le "tout Internet" et l'empilement des réseaux socio-politiques
- Privlégier la diffusion des projets et des réalisations par le biais de tribunes écrites (par exemple dans Le Monde)
- Organiser des Universités Populaires Participatives à thèmes (c'est déja le cas). Pourquoi pas une UPP au cours de laquelle on parlerait VRAIMENT d'éducation? Contrairement à Dijon et Nanterre de sinistre mémoire, réunions au cours desquelles l'EDUCATION fut un prétexte à de basses manoeuvres politiciennes).

Mais aussi doter les adhérents de Désirs d'Avenir et les militants PS "Motion E" d'outils de travail: le tractage et le contact avec les "vrais gens", ceux de la rue et des lieux de travail, restent et doivent rester incontournables. C'est à ce prix que nous cesserons de paraître, pour exister, pour ETRE!

Les français, un très récent sondage du CEVIPOF l'a démontré, ne font plus confiance aux médias. C'est un instantané. L'opinion est volatile mais le constat est néanmoins sans appel. Apparaître à la télévision à des heures de grande écoute n'est pas forcément synonyme de succés futurs. Il est à ce titre intéressant de vérifier que celles et ceux qui caracolent en tête des enquêtes d'opinion sont celles et ceux qu'on entend et voit le moins. Je ne dis pas qu'il faille disparaître ni garder le silence. Mais la télévision peut brûler ceux qu'elle met sous ses sunlights... Une intervention de cinq minutes au journal de 20 heures, ce sont des millions de téléspectateurs touchés, mais touchés COMMENT?

La télévision aujourd'hui n'offre que très rarement l'occasion de la réflexion, du recul. SURTOUT justement aux heures de grande écoute. J'ai remarqué à quel point Ségolène Royal comme tous ceux invités aux "20h" devaient aller vite pour exposer leurs idées. Les développer est impossible. Et l'on sort insatisfait de ces interviews convenues qui n'offre qu'une lucarne mais aucun recul. Pire encore, la rapidité obligatoire imposée par l'exercice engendre les approximations, les erreurs, les petites phrases malheureuses qui, dans les MINUTES suivantes font le tour des sites Internet. Et ce qui devait être une information devient un buzz. La télévision n'est pas, n'est plus un outil de réflexion mais de propagande. Tous partis confondus.

Voila pourquoi j'ai toujours pensé que les politiques, Ségolène Royal aussi bien entendu, se devait d'être très selective en matière d'apparitions médiatiques. Car à force de paraître, on apparaît mais on n' EST plus. Ou on est un(e) autre... Un autre fabriqué par l'étrange lucarne passée maîtresse dans l'art de faire de vous ce que vous ne voulez pas être, passée maîtresse dans l'art de rendre plus important que le propos la cravate ou la robe portés par l'invité(e), voire sa dernière coiffure!

Voila pourquoi j'ai toujours pensé que la presse écrite, permettant elle la réflexion et le recul et interdisant toute superficialité -je parle de la grande presse écrite et de la presse spécialisée, pas de CLOSER!- , que cette presse écrite donc, par une tribune ou une interview préparée, avait une portée bien plus profonde que cinq ou dix minutes au "20h". La télévision confond vitesse ET précipitation. "Confond" au sens ou elle les assimile. L'écrit, lui, n'engendre que la recherche du fond.

Donc, et pour ne pas que l'on transforme mon propos, oui à la télévision  et à la radio (où les interventions sont coupées par la publicité (!!!!), mais un "oui" très sélectif et parcimonieux.

Il me semble que Ségolène Royal l'a compris... Je m'en réjouis.


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