la conférence condamné en votant non.Va-t-il falloir choisir entre La France ou l'Europe ?

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

 

Cette dichotomie intègre profondément nos personnalité citoyennes. On naît dans un endroit et on est généralement fier d'y appartenir. On s'imprègne de son histoire, de sa culture et on acquiert ainsi la citoyenneté. On peut donc facilement se dire fier d'être français et le revendiquer. Mais autant avant on pouvait conjuguer plusieurs niveaux d'appartenance citoyenne sans que cela crée des conflits majeurs en nous-mêmes, des conflits de personnalité, des conflits culturels, autant je pense que ce ne sera plus possible à l'avenir si on laisse faire. Moi par exemple je suis fiere d'être française et j'étais farouchement européenne car je me basais sur le principe clair: L'union fait la force. Et dans un contexte de globalisation mondiale je concevais l'Europe comme contre-poids aux autres grandes puissances mondiales telles la Chine et les USA. Je parvenais donc à articuler mentalement les deux citoyennetés dans mon être.


 

La construction européenne telle qu'elle s'enclenche va noyer notre citoyenneté nationale dans un vaste magma européiste ultralibéral. On va de plus en plus nous demander d'abandonner notre souveraineté nationale au bénéfice de la structure Bruxelloise. C'est dans l'air du temps. Or moi je suis une souverainiste républicain. J'amalgame les deux mots car je veux provoquer une prise de conscience et montrer que cet abandon de souveraineté transcende les clivages politiques. Il traverse aussi bien la droite que la gauche. Mélenchon, par exemple, est un souverainiste républicain et je partage avec lui ce positionnement. Après il y aura toujours des nuances bien sûr lorsqu'on ira au fond des choses.

  

Je voudrai rester fédéraliste européenne comme je le suis mais sans abandonner notre souveraineté ou notre libre-arbitre si vous préférez ce mot. Je pense dangereux de m'en remettre à une structure éloignée noyautée par les lobbys pour décider de ce que je dois manger, comment je dois vivre, m'éduquer etc... Pourtant c'est ce qu'apporte concrètement le traité de Lisbonne lorsqu'il institutionnalise officiellement la prééminence du droit européen sur les droits nationaux. C'était déjà le cas mais dorénavant ce sera écrit noir sur blanc. Tout comme le droit juridique à l'union européenne qui pourra ainsi parler en mon nom sans que je puisse avoir un moyen de contrôle. Et ça ne me convient pas.


 

Ça ne me convient pas parce que la construction de cette Europe se fait en éloignant le pouvoir politique des citoyens. Qui décidera de la politique? En ajoutant un président de l'union et un chargé des affaires extérieures à la présidence tournante européenne, au conseil européen, au parlement, on multiplie les strates du pouvoir qui diluent la responsabilité de décision. Et surtout on crée un pouvoir non-contrôlé par les peuples. Qui a décidé de l'investiture de Van Rompuy?

  

Le pire finalement c'est que cette construction européenne n'a pas la finalité humaniste. Elle a une finalité économique, commerciale et financière. L'objectif est d'ouvrir au maximum les marchés pour que les grosses puissances économiques en profitent.  Donc de faire tomber toutes les protection sociales garanties par des services publics collectifs. tout doit être marchandise. Même l'homme, comme le dit si bien sarkozy. C'est bien cette Europe là qui est à l'oeuvre et non l'Europe des peuples. Devant cette constatation je me demande si je peux continuer à soutenir la construction européenne telle qu'elle se dessine grâce à une traité que j'ai condamné en votant non.


 

Je suis persuadée que ce questionnement est aussi à la base du rejet européen. On voudrait voir que l'union européenne protège ses peuples plutôt que de les affaiblir en les mettant en concurrence les uns les autres. C'est bien une vision du libéralisme. Une vision qui est au travail depuis 20 ans et à laquelle je ne peux donner mon quitus pour poursuivre dans cette voie destructrice. Alors oui je me pose la question de ma propre souveraineté. Dois-je l'abandonner? Et pour quel intérêt personnel et collectif? En tout état de cause pour l'instant je ne l'abandonnerai pas au nom de l'idéal européen.


 

Pour poursuivre cette réflexion et aller encore plus loin, je vous mets cette play-list expliquant l'avènement de l'état mondial dont la construction européenne en sera un maillon. Elle vient de loin et elle ne défend pas l'intérêt des peuples soyons-en certains. C'est expliqué par Pierre Hillard qui est professeur. Mais comme toute théorie, toute réflexion qui déplaît aux élites on s'empresse de mettre dans une case complotiste synonyme de soufre. Je vous assure que ce n'est pas le cas et je vous invite à le découvrir. Ce que j'apprécie chez ce monsieur c'est qu'il est argumenté et cohérent. C'est souvent le cas de ceux qui combattent le système et qui sont raillés, ou ignorés, par lui. Il ne commente que ce qui connaît et dont il a pu recouper l'information. Il y a en a d'autres comme lui qui circulent sur le net ou dans des réunions. Il est temps d'aller écouter ce qu'ils ont à nous dire pour se demander dans quel monde on vit et où il va. Si le lien ne fonctionne ppas bien, visitez le site Pierre Hillard et la conférence de novembre 2009 qui est sur Daylimotion en 6 parties.


 


 


Retrouvez toute la play-list ICI
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Commenter cet article
C
<br /> Alors que j’étais une très jeune adolescente, lors de la création de l’ONU tout près de la tour Eiffel, j’allais quelquefois rendre visite à l’homme qui s’était proclamé premier citoyen du monde,<br /> avaient déchiré son passeport américain et c’était installé là. Si je n’avais pas été mineure je serais certainement venue lui tenir compagnie. Pour moi c’était la seule réponse aux horreurs de la<br /> guerre… Qu’en est-il aujourd’hui ? Devons-nous nous tendre la main ? Où nous dresser les uns contre les autres ?<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> je ne tends pas la main à cette europe là, celle liberale et egoiste qui a alissé faire les deux gouvernements grecs de droite qui ont creusé la dette de ce pays et qui a emprunté à des taux<br /> d'usure aux banques qui maintenant laissent tomber. c'est çà l'europe dont tu veux, moi non.<br /> <br /> <br /> <br />