Rupture : l'effet boomerang !!

Publié le par la fee viviane

Chers amis,

Comme il est fascinant d'observer comment, à un moment donné, tout ce qui a pu faire la force d'un homme, menace de se retourner contre lui, avec la violence d'un boomerang ! Dans la conquète du pouvoir, la "rupture" avait été l'arme fatale de Sarkozy, à la fois contre la gauche et contre son propre camp. Aujourd'hui, elle le menace car elle crée du désordre.

La gestion de la crise antillaise est, à cet égard, un cas d'école, pur condensé des dérèglements de la méthode Sarkozy. Au sommet de l'Etat, une volonté proclamée, celle de rompre avec le système Chirac, sans pour autant, qu'apparaisse clairement une doctrine de substitution. Lorsque la révolte éclate, pas de cap : un grand vide !! A la base un manque évident de capteurs qui ne résulte pas seulement de l'afaiblissement  des relais de la droite outre-mer, car on apprend qu'en seize mois la Guadeloupe a connu trois préfets !! Cette instabilité prefectorale n'est pas propre à l'île, non, car depuis 2007, tous les préfets de France ont été changés par un président de la république qui entend affirmer son autorité et s'assurer des relais fiables.

Sur le terrain, la conséquence est immédiate : la coordination des contacts qui permet de bien sentir le climat est brisée. L'arroseur devient l'arrosé. Troisième dysfonctionnement : entre la base et le sommet, la pyramide de responsabilités politiques ne fonctionne pas normalement : au-dessus d'yves Jego, le secretaire d'état à l'outre mer, désavoué en pleine négociation, il y a en principe un ministre, mme Alliot-Marie, puis le premier ministre François Fillon, puis le petit Nicolas.

Mais lorsque le premier a été désavoué, la seconde est restée muette, laissant le troisième gérer le conflit comme il l'a pu sous la coupe du dernier qui n'a pas supporté d'être silencieux bien longtemps !!

Les fusibles bien connus de la Vème ne fonctionnent plus. Le principe de la solidarité gouvernementale non plus, révèlant les effets pervers du mode de managment de Sarko : pas de jeu d'équipe, concurence à tous les niveaux, valorisation des gagnants, humiliation des perdants.

La rupture avait son corollaire : l'hyperprésidence. Elle était supposée venir à bout de tous les maux français. Le candidat Sarko en avait fait un puissant argument de campagne, lorsque le pouvoir chiraquien, anéanti par le non au référendum sur le traité européen en 2005, semblait frappé d'impuissance et d'irresponsabilité. Mais un homme seul ne peut pas tout gérer. Pour tenir longtemps, il faut une équipe, des relais, des fidèles, une structure et encore plus des réseaux, comme en avaient su s'en constituer Mitterand et Chirac. La rupture était peut-être un bon slogan : elle n'est pas une méthode de gouvernement.

Bonne nuit mes amis, il parait que les amis de Ségolène vont se voir très bientôt proposer des postes à la direction du PS, c'est pas trop tôt. Quant au lapsus de Martine l'autre matin chez Bourdin, révelateur non ? (A la question : pourquoi n'envoyez-vous pas Ségolène Royal en Guadeloupe pour évaluer les conflits, elle répond :"Ce n'est pas le rôle d'une ancienne Présidente de le République que d'aller prendre la température des conflits.".
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J
Réjouissons des revers de Sarko, mais pas trop, il y a tant de souffrances...Dénoncé ce système c'est nécessaire, continue. Pour Ségolène, nous sommes heureux de constater que la pression de la base ait porté ses fruits. Tous unis, tous unis!
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