Avons nous sauver l'Euro ou les banques ?

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

 

Mais oû sont donc passés les 750 milliards d'euros mis sur la table (il en faut une solide !!) pour sauver l'euro par les pays les plus riches du continents et le FMI ?

 

Vous vous souvenez, du grrrand plan européen de soutien à l'euro ? Vous vous en souvenez, de ces 750 milliards d'euros balancés sur la table, dzim bam boum, dans un grand geste de défi, viens y donc, la Spéculation, maintenant, si tu l'oses ?

 

Bref, juste après l'annonce de ce plan la bourse de Paris qui affiche la valeur du CAC grimpait de plus de 9 % et là, il y a quelque chose qui ne marche pas vraiment. D'abord, il faut savoir pour le neophytes que le CAC n'est pas un indice boursier qui prend en compte la baisse de l'Euro, l'indice qui fait cela est le LIBOR. Cet indice mesure le taux de capacité  des banques a se prèter des ronds entre elles, et ce avec le moindre risque. Par exemple la Banque BNP-Paribas aurait un encourt de 5 milliards d'euros avec la Grèce, prètés déjà depuis longtemps car les prêts accordés aux états s'étalent le plus souvent à long terme au moins 10 ans !!

  

 Puis, dès le mardi, recul des valeurs, pas des enreprises, non, des actions bancaires, surtout celles qui vont prèter ces 750 milliards aux états qui empruntent à 3 % en moyenne pour "sauver" les pays qui en ont besoin en leur prètant à 5 %..(merci au traité de Lisbonne qui a permis cet imbroglio) Les banques, elles empruntent à la BCE à 1,5 % !!!! Donc, un consensus se faisait pour expliquer qu'il était fort probable que le méga-super-plan ne fonctionne pas, et ne parvienne à aucun autre résultat que de creuser, davantage encore, les déficits des pays de la zone. pourquoi me direz-vous, c'est simple : les pays concernés par les aides s'engagent à la hauteur des fonds à une rigueur budgétaire sans précèdent en Grèce, moins dure en Espagne et au Portugal mais tout de même, l'italie ayant commencé déjà, avec la France à faire des coupes sombres dans les effectifs de fonctionnaires,(education nationale, hôpital public, poste, ECT....) en coupant les remboursements de la SS, ces mesures affaiblissant le pouvoir d'achats des consommateurs de la zone euros, les banques voient cela d'un mauvais oeil et les marchés avec elles : moins de crédits pour acheter maisons, vidéo, télé, ordinateurs dernier cri, et tout le toutim qui fait que la consommation est vitale pour que le croissance revienne, mais les gens ne travaillant plus ou beaucoup moins !!! 

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Encore faudrait-il, pour faire la preuve de cette inefficacité, que ces 750 milliards soient débloqués pour de bon. Eh bien on n'y est pas, pas du tout. Ils restent virtuels, ces 750 milliards. Très virtuels. On s'approche, ils reculent. Devant les ministres des finances réunis à Bruxelles cette nuit, le ministre allemand a posé une condition à l'adoption du plan de sauvetage : les parlements nationaux devront voter pour chaque petit morceau de gros pactole débloqué en faveur d'un pays de la zone euro. On imagine le bazar. On imagine l'efficacité du dispositif. On imagine la crédibilité du méga-plan aux yeux de la Spéculation. Bref, on va se revoir vendredi, pour tenter d'arriver à un accord.

 

Je vous en préviens, parce que personne ne vous le dira ce matin. Quand elles continuent d'accorder de l'attention aux menues péripéties monétaires, les radios du matin préfèrent titrer sur autre chose : sur la perspective de voir les budgets nationaux, désormais, examinés par la commission européenne avant d'être votés dans les Parlements nationaux. Simplement examinés, n'est-ce pas, rassurait le commissaire européen Barnier sur France Inter. Et certainement pas inspectés, contrôlés, retouchés, relus et corrigés en rouge dans la marge. Le sujet est évidemment intéressant aussi, et promet de vastes débats. Peut-être même est-il lié à l'information précédente. Peut-être même cet examen préalable est-il une condition posée par l'Allemagne pour renoncer à son exigence de débat parlementaire préalable à chaque déblocage de petit morceau du pactole. Evidemment, les dépêches de la nuit ne le disent pas ainsi. L'Europe est une chose bien trop sérieuse pour qu'on la raconte vraiment aux citoyens dont nous sommes !!

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