Bonjour tristesse !
Mes amis,
Martine Aubry est restée digne ce lundi soir devant la France. Invitée au journal de 20 heures de France 2,l’ancienne dirigeante du Parti socialiste est apparue épuisée, envahie d’une immense tristesse qu’elle a su faire partager. Mais elle a souhaité être encore présente, pour un dernier souffle, alors que tout est fini. Que dans ses propres rangs, on la voit déjà à terre, que certains commencent à tourner casaque, que les regards se font durs, cruels même parfois, parmi ses anciens alliés, elle encaisse sans rien dire. Elle est venue ce soir comme l’exige son devoir.
Pourtant tout avait si bien commencé dans cette alliance d’un roi et d’une reine conclue en terre d’orient. Elle devait permettre d’abattre celle qui avait réussi à prendre trop rapidement le cœur de cette terre de France. Royal elle l’était, mais elle ne devait pas être à cette place, elle avait su s’emparer d’un rang qu’il ne lui était pas destiné dans cette cour princière.
L’alliance d’un roi et d’une reine assurerait la victoire, mais elle s’avéra très vite lourde à porter.
Il y eut d’abord, première embuche, cette citadelle de Reims, qu’on promettait si facile à conquérir, et qui tint solidement. Il fallut trouver pour s’en emparer de nouveaux alliés. Un jeune prince ambitieux et très gourmand vint s’associer. Mais cela ne suffit pas. Il fallut dans la nuit rechercher un félon. On le trouva et ce fut cher payé.
La citadelle finalement fut prise mais la conquête laissa des traces. Une période heureuse pouvait s’ouvrir et se fut un enfer de chaque jour. Les alliés d’hier s’arrachaient ses faveurs. Il fallait accepter les demandes des uns sans nuire aux autres et pendant ce temps la terre de France était laissée en jachère.
Le roi, l'allié, s’égara dans une terre lointaine. Prisonnier, embastillé, il ne pouvait plus mener la guerre. Elle se retrouva seule, prisonnière d’alliés si différents qu’ils ne pouvaient s’entendre. Les troupes commençaient à se disperser, la voilà obligée de prendre la tête de cette armée hétéroclite difficile à conduire d’un même pas. Elle décida de faire front, mais avec quelles armes ? Faute de forces suffisantes, il lui fallut s’emparer des armes de son ancienne adversaire. Elle lui prit tout, la métamorphose fut totale. Ce qui hier était condamné chez l’ennemi devint bon pour combattre. Avec ses nouvelles armes, elle espérait la victoire.
Mais elle allait se perdre sur une terre jusqu'ici inconnue, où elle avait toujours refusé de s'aventurer. Qu‘allait-elle faire sur cette terre étrangère ? Dans ce monde de la nuit fait de chants, de musiques, de serpentins et de faces. Ce monde étrange se révéla vite une terre ennemie. On lui reprocha ses alliances passées : ce lien conclu en terre d’orient, et ce soutien du félon. Elle ne savait que répondre et finit par perdre patience. Ses gestes devinrent brusques et sa langue fourcha. Elle en perdit son latin. On découvrit sa faiblesse. Mise à nu, elle perdit son aura. La reine n’était plus.
Marrakech, finalement, c’est une tragédie.
PH. Alard. Le post