En visite en Afrique, Ségolène dit tout !!

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

 

un extrait de l'interwiev de Ségolène en visite en Afrique pour le sommet des régions francophones dont elle est présidente :

 

Crise dans la zone Euro: "Il faut arrêter d’être assujetti à des agences de notation payées par la banque. Je suis pour la création d’une agence publique de notation européenne qui pourra établir des critères clairs. Lorsqu’on dit à la Grèce de supprimer les systèmes de retraite, de baisser les salaires, d’augmenter les impôts sans insister sur la lutte contre les fraudes fiscales ou poser le problème de répartition des richesses, il y a un vrai problème. J’en ai parlé à Georges Papandréou, l’ancien Premier ministre grec. Il m’a confié qu’il n’arrivait pas à lutter contre les fraudes fiscales et que si les agences du FMI lui donnaient des instructions dans ce sens, il pourrait agir. Mais rien n’est fait dans ce sens. Les mesures tombent toujours sur les ouvriers mais jamais sur le système bancaire ou les grandes fortunes. Il faut que les efforts soient équitablement fournis."

Elections législatives françaises: "Je ne suis pas hypocrite pour cacher mes ambitions politiques. J’ai envie de servir mon pays au plus haut niveau. Je suis la première femme à arriver au second tour d’une élection présidentielle en France. Je n’ai pas été désignée cette année par mon parti pour prendre part à la présidentielle de 2012. Cela ne m’a pas fait plaisir. Mais je joue collectif dans l’organisation politique à laquelle j’appartiens. Et si je ne suis pas la première femme présidente de la République, je serai peut-être la première femme présidente de l’Assemblée nationale. J’ai fait quatre mandats en tant que député. Même lorsque la Gauche était au plus bas en 1993, j’étais la seule député en ce moment là à avoir augmenté mon score dans ma circonscription en Poitou-Charentes. Cette fois je me présente à la Rochelle, qui est aussi ma région avec pour objectif d’être présidente de l’Assemblée. Il est normal que la Gauche organise le travail pour l’après-élection."

Primaires françaises: "J’ai vécu la campagne de façon formidable. Car j’adore faire les campagnes électorales et en plus je déclenche une adhésion populaire. Il y avait du monde partout où j’étais: les réunions publiques, les dédicaces de livres, les visites dans les banlieues, etc. Le fait d’avoir été écarté a été un choc pour moi. Mais je le comprends, parce que comme les gens veulent le changement, ils ont voté pour celui qui apparaissait dans les sondages comme le mieux placé. En toute modestie, j’accepte ce résultat. En même temps je regrette que les quartiers populaires qui m’ont amenée au second tour à l’élection présidentielle en 2007, c’est-à-dire la France métissée, n’aient pas voté aux primaires."

Paradoxe d’être adoubée par le bas peuple et écartée au sein du parti: "C’est la règle des élections qui est ainsi faite. Il y a des primaires et il faut accepter les résultats. On ne savait pas qui viendrait voter. Je n’ai pas été désignée mais il faut soutenir, tous, le candidat qui l’a été. Je fais ce que j’aurais aimé que tout le monde fasse pour moi en 2007: que tout le monde me soutienne au PS mais ce ne fut pas le cas. Mais je le fais, moi, avec une loyauté totale."

Une femme à la tête de la France: "La France est prête pour avoir une femme comme présidente. Parce qu’en 2007, j’étais majoritaire dans l’électorat âgé c’est-à-dire jusqu’à 65 ans. Mais la tendance a changé chez ceux qui avaient plus de 65 ans. C’est peut-être plus difficile dans cette population là de se projeter avec une femme présidente. Mais ce n’est que partie remise."

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V
je ne sais pas pourquoi, mais j'adorrrre la dernière phrase !!
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