La politique, le peuple, les sondages et le n'importe quoi !
mes amis,
Ben Ali s’en est allé, contraint et forcé, après 24 ans au pouvoir, son collègue d’Egypte l’occupe, lui, depuis 30ans, mais n'arrangera ses affaires (fortune estimée à 65 milliards d'euros !) il va partir !!
Ni l’un ni l’autre ne sont pour autant les champions de la longévité, le leader libyen Kadhafi occupant la fonction depuis 1970. Et il est encore une petite dizaine de chefs d’états africains qui comptent leurs années au pouvoir en décennies, allez donc savoir le pourquoi du comment ?
Autres lieux, autres mœurs contraintes et forcées, les démocraties occidentales offrent rarement de tels baux à leurs élus, les peuples ayant aussi le « droit à l’ingratitude » Encore qu’au niveau des collectivités locales il est des barons qui durent, quitte à jouer à saute-mandats, Georges Frêche, élu maire en 1977 et qui occupaient les fauteuils de Président de la communauté d’agglomération et de Président de Région à sa mort en est un exemple, pas le seul.
Dans le cadre de sa volonté affichée de « rénovation » comme dans ses projets pour réformer la vie politique, le PS s’est ainsi interrogé sur la limitation du nombre de mandats successifs, en parallèle avec celle du cumul de ces mandats. Certains s’en offusquent, comme certains considéraient, il y a peu, qu’interdire le cumul était une atteinte intolérable à la liberté de choix e des électeurs. D’autres, ou les mêmes, insistent sur l’intérêt qu’il y a à ne pas négliger les acquis de l’expérience. Ainsi le Maire actuel de Villeneuve d'Ascq qui notait dans un carnet récent : « Vieillir implique de nouveaux besoins mais aussi donne les moyens de l'expérience. Encore faudrait-il, qu'à tous les niveaux, la société utilise mieux cette expérience comme elle le fait déjà dans la vie associative où elle devrait être mieux reconnue et aidée. » Sans préciser si, dans son esprit, cela concernait aussi la vie politique locale qu’il n’a pas quitté depuis 34 ans et qu’il se propose d’animer encore après 2014. Il est vrai, qu'un bout d'un temps certain de tête de liste, comme dans mon village ancré à droite et dans le village d'à côté ancré à gauche, les maires sont là depuis plus de 25 ans, soit une génération, et le pouvoir appelant le pouvoir, au PS comme ailleurs du reste, cela monte fatalement à la tête des gens les plus "socialistes" !I
A ce sujet, je note aussi avec satisfaction que le trublion de « l’autre gauche », l’ami Méluche, semble lui aussi dans de moins mauvaises dispositions à l’égard de son ancien parti qu’on aurait pu la craindre un moment quand il déclare, après quelques amabilités (si si, il sait aussi) à l’égard de Martine Aubry : « je ne perds pas de vue que le Parti socialiste est un parti de gauche et qu’on ne peut pas avoir avec lui les relations qu’on a avec un parti de droite ou un parti ennemi" » Il n’en est pour autant certainement pas à s’interroger, comme le font certains responsables des Verts, sur la nécessité d’une candidature et sur les risque de revivre un « 21 avril ». Personne ne peut cependant ignorer les risques inhérents aux règles du jeu de ces élections présidentielles. On peut d’ailleurs en voir un des effets pervers en examinant les sondages relatifs aux « primaires ». Celles-ci semblent devoir être organisées sur le modèle de l’élection présidentielle, en ne laissant concourir au deuxième tour que les deux candidats arrivés en tête lors du premier. Ainsi, si en en croit l’un de ces sondages parut dans 20 minutes d'hier, Martine Aubry supplanterait DSK au deuxième tour … mais ne serait pas en lice, puisque n’arrivant que troisième, derrière Ségolène Royal, au premier !!! (les occasions de se pisser dessus de rire sont tellement rares en ce moment, laissez-moi m'épancher...)