Le projet du PS pour 2012, le grand guignol !!!!

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

Martine Aubry et la direction du Parti socialiste ne sont-ils pas en train de faire fausse route ? Qu’est-ce qu’un projet pour la France ? Un projet politique peut-il se construire en quelques semaines ?

 

Le projet politique des socialistes pour 2012 devrait voir le jour en mai selon le calendrier imposé par la première secrétaire du P.S.

On connaît le processus. Le projet sera rédigé par quelques experts du parti. Il sera ensuite envoyé dans les sections, et débattu avec les prises de position habituelles par motion. Les socialistes pourront défendre des amendements. Il y en aura énormément, comme d’habitude, des tonnes de textes, rédigés et défendus dans toutes les sections et les fédérations. Suivront les votes, la disparition des amendements et l’adoption du texte par quelques milliers de militants. Cela deviendra alors le projet des socialistes. Celui que devra porter le candidat ou la candidate. Martine Aubry a prévenu : «Lorsqu’on est candidat aux élections présidentielles du parti socialiste, et bien on défend le projet qu’ont préparé les socialistes et cela d’autant plus qu’on l’a préparé ensemble…». Bien sûr personne n’est dupe. Le projet n’est pas vraiment celui des socialistes, c’est plutôt le résultat d’un processus qui rappelle encore ce qu’on appelait autrefois le centralisme démocratique.

 

C’était d’ailleurs tout l’enjeu du dernier congrès des socialistes à Reims. S’appuyant sur des socialistes venant d’horizons divers, Ségolène Royal avait tenté de porter la rénovation du Parti proposant d‘ouvrir les portes et les fenêtres, pour construire un nouveau grand parti socialiste davantage ouvert sur la société, plus combatif, plus engagé pour mettre en avant ses propositions : «Combattre et Proposer». On connaît la suite : l’alliance des éléphants et éléphanteaux du parti et l’échec obscur de Ségolène Royal. Martine Aubry, devenue première secrétaire du Parti, devra toutefois faire quelques concessions : elle acceptera les primaires mais refusera toute évolution interne, pourtant les militants voteront oui à une large majorité pour le texte de la rénovation !

 

Un échec qui apparaît d’autant plus grave aujourd’hui qu’il maintient encore à la tête du parti une conception très archaïque de la politique. Comment peut-on croire en effet qu’un projet politique puisse se concevoir en quelques semaines de débats feutrés entre socialistes ? Comment peut-on espérer que quelques mots alignés sur le papier, aussi bien écrits soient-ils, puissent engager tout un peuple ?

Croire qu’un projet politique serait une sorte de déclaration de propositions d’experts qu’on pourrait par miracle faire adopter par le peuple, c‘est faire fausse route. Croire qu’il y a d’un côté ceux qui ont la capacité de proposer et de l’autre ceux qui n’ont pour rôle que d’acquiescer, est une conception déformée de la démocratie.

Un projet politique, soutenu par le peuple, c’est bien autre chose. C’est le fruit d’un long cheminement. C’est le fruit d’un engagement partagé. C’est le fruit de combats, de prises de position, de réflexions, de propositions, d’une vie politique. Ce n’est qu’après ce long engagement que vient la reconnaissance populaire.

La victoire de 1981 n’aurait pas été possible sans les longues luttes précédentes du Parti socialiste avec François Mitterrand et ses échecs aussi.

 

C’est peut-être aujourd’hui un des atouts majeurs, dans cette campagne, de la candidate socialiste, celle qu’on a voulu enterrer un peu trop vite : Ségolène Royal. Avoir compris que le XXIè.s serait celui du printemps des peuples. Qu’on ne peut pas concevoir la politique dans des alcôves ou cercles privilégiés. Que les beaux discours ne suffisent pas. Qu’il faut sortir d’une démocratie d’élite car le peuple a grandi. Qu’il faut aller vers le peuple, qu’il faut savoir s’engager avec conviction contre la casse des retraites, contre la casse des emplois, contre le discours de l’impossible, qu’il faut accepter d’échouer sans renoncer pour gagner demain. Oui, gagner demain, sans perdre l'espoir et l'optimisme car les pessimistes, ceux qui pensent que "c'est comme çà et que l'on ne peut rien changer" en ont pris plein la tête avec le peuple tunisien qui a agit et qui a réussit à aller plus loin. Les pessimistes se condamnent à rester spectateurs, non acteurs de leur vie.

C'est pour cette raison que je soutiendrais pour tous les moyens possibles, y compris financiers, même si je dois m'endetter, la candidature de Mme Royal, avec ou sans ce parti qui n'est plus à l'heure du train de l'avenir, du désir d'avenir que nous voulons pour nous et le monde.

 

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