Le PS est mort, vive Désir d'avenir !
Mes amis,
Ce qui plombe le Parti socialiste, ce n’est pas DSK, mais ceux qui l’ont soutenu. Avant de comprendre, un peu tard, qu’ils étaient dans l’erreur, le déni. Mais, jamais, ils ne feront amende honorable, reconnaîtront qu’ils eurent tort. Tant ils sont pétris de certitudes, d’arrogance, voire de mépris. Pour eux, toujours, « Les jeux sont faits ». Ce ne sont pas des socialistes, mais des croupiers. Comme le dit si justesse Ségolène ce matin" peut-on appeler les débats que j'ai voulu alors que les autres n'en voulaient pas, un jeu !" Alors on joue avec la vie des français ?
Ce qui plombe le Parti socialiste, ce sont ses girouettes, ses opportunistes. Fabius, par exemple. Héraut du « non » au Traité pour une Constitution Européenne, avant, le misérable, de tourner casaque. J’appelle cela : « Trahir la confiance du peuple souverain (de gauche) ».
Plus encore, Jack Lang. Toujours prompt à se ranger dans le camp du vainqueur potentiel. Avant-hier, Royal, hier Aubry, aujourd’hui Hollande . Lang c’est le Séguélisme. L’anti-gauche. Le bobo dans toute son horreur. Langue de bois. Toujours là. Qu’on se demande comment c’est possible. Tant il est grotesque et creux. Petite sangsue. Sans envergure. Faussaire. Et fossoyeur. Une honte totale, insupportable, mais il n'est pas le seul, Fadela Amara et Kouchner ont dit qu'ils voteraient à la primaire aussi, comment ces gens sont encore à gauche ?
Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est son renoncement. Aux valeurs de la gauche. C’est sa conversion au libéralisme.
Bertrand Delanoë, ce commercial, aura – et comme on l’en remercie ! – eu l’impudeur de l’affirmer, clairement : « Oui, je suis libéral ET socialiste ». Ce qui ne peut être possible. C’est l’un ou l’autre.
En vérité, cet « outing » renvoyait à icelle jospinerie : « Mon programme n’est pas socialiste ».
En bon protestant, rigoureux, austère, sincère, Jospin convenait, entre les lignes, à mots couverts, que son programme était libéral. Donc, non-socialiste.
Delanoë, sous prétexte d’audace, aura voulu réconcilier l’inconciliable. Ce n’était pas de l’audace, mais un abandon. Et les classes populaires, moyennes, ont bien entendu le message. Elles ne reviendront pas. Terra Nova a gagné le combat. En loucedé. Travail de sape.
C’est aux cadres, désormais, que ce parti s’adresse. Aux notables, et autres petits bourgeois.
S’il était honnête, ce parti changerait son nom.
Il n’a plus rien de socialiste.
Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est une date : le 21 avril 2002. C’est ici, qu’il s’est figé. A tout jamais.
Cette date est primordiale. Elle a tout changé. C’est à partir de là, que tout finit. C’est ici, que commence le renoncement. Que le droit d’inventer succombe au droit d’inventaire . Paradoxalement. Car, on eut pu espérer le contraire. Que justement le 21 avril 2002 réveillât le cadavre. Momifié dans son mitterrandisme. Qu’il retrouvât, alors, ce qu’il avait égaré : sa gauche. Ce souffle formidable, d’espoir, d’imagination.
Mais non. Tétanisé, il n’aura pas compris ce que signifiaient les victoires locales, s’enchaînant, régionales, municipales, européennes. Plus encore le « Non » du 29 mai 2005. Autre date. Autre échec. Dernier sursaut. Balayé par une présidentielle dictée par les seuls sondages. Et la trouille.
Terminées les convictions, les idéologies.
Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est la peur de revivre le 21 avril 2002. Ça l’obsède.
Il ne sait pas comment s’en défaire. Il n’a toujours pas compris pourquoi les classes moyennes et populaires l’ont déserté. Alors que la réponse est évidente. Elle crève les yeux. Les urnes, aussi.
Hollande est le représentant de cette obsession, de cette peur. Voilà qui mériterait une analyse. Psychiatrique. Tant il est complexe et paradoxal, le soi-disant « candidat normal ».
La norme pour conjurer le sort, mais quelle est-elle ? Qu’est-ce qui fait norme ? Qu’est-ce que le normal au pays du Front national ? Entre 18 et 20% dans les intentions de vote, du jamais vu, mais qui fait sens : cela dit combien le peuple souffre (de l’absence de gauche).
La réponse n’est pas une conversion au libéralisme, au centrisme, mais à la radicalité.
Ce qui plombe le Parti socialiste c’est l’absence de radicalité. La crise, pourtant, aurait dû le conduire à se radicaliser, justement.
A la colère, pas à l’indignation. Aux idées révolutionnaires, pas à la mollesse.
Mais non, ils, les candidats, ont opté pour la compétence, la crédibilité. Le PS s’est Obama-isé. C’est la droite sociale. Ni plus, ni moins.
Quant à Montebourg, comme hier Hamon, c’est l’alibi. Mais rien en lui, ne transpire la gauche. C’est un jeu. De dupes. Hier soutien de Royal, aujourd’hui démondialiste. C’est (que) de l’image. Montebourg n’a rien de Bové, moins encore de Mélenchon. C’est du côté de Valls qu’il faut plutôt chercher. La « gauche moderne ». Celle de la TVA sociale. Des quotas d’immigration. Une gauche de droite. Et ça n’est point caricature. C’est une réalité. Car c’est la logique même, la poursuite de la conversion au libéralisme du PS. Avec Hollande en synthétiseur. Comme toujours.
Quant à Ségolène Royal, je n'en parle pas ici, car elle n'est plus au PS ! Non, Ségolène est désormais au-dessus du panier de crabes !! Elle aurait dû quitter le parti, c'est vrai mais après le congrès de 2008, cela était trop court ! Alors elle a appelé le peuple à elle, elle est allée chercher les idées de son programme auprès du peuple et avec son association Désir d'avenir a trouvé le chemin ! Rappelons que les primaires ouvertes est son idée à elle, les débats aussi car personne n'en voulait !
Pour tout cela, entre autres, ces débats auront été utiles. Ils auront permis une clarification. Une mise au point. Même Fillon salue la performance . C’est dire …
Nous savons, désormais, qu’il n’y a plus de gauche dans ce parti, non mais il y a une femme qui porte l'élan d'une coalition qui va du NPA en passant pour les verts, le Modem, le front de gauche et le PS et qui fonctionne très bien en Poitou-Charente ! Une femme qui ne s'est jamais départi d'un optimisme éclatant, d'une confiance en elle et en le peuple de France intacte malgré les coups bas, les tranhisons, les crocs-en-jambe, cette femme donnons lui une chance de montrer ce qu'elle pourra faire à l'échelle du pays, votons dimanche pour elle, ce sera déjà un grand pas de fait et puis aidons là à transformer la politique figée dans ses bottes des partis de gouvernements immobiles et mous, devant leurs responsabilité pour les partis de gauche, devant leur chef pour le parti de droite !