Le sioux Hollande ....

Publié le par la fee viviane

 

J’en suis toujours à me demander qui est vraiment François Hollande. Et ce n’est pas son intervention télévisuelle du 14 juillet qui m’éclairera beaucoup.

Apparemment il maîtrise bien la communication, trop bien, c’est là où le bât blesse. En effet, à vouloir faire simple, à démontrer qu’il est différent de l’ex-président, il tombe au bout du compte dans l’hyper-communication. En fait tout semble aussi tourner autour de sa personne dans le souci de plaire et de se différencier du précédent locataire de l’Elysée. Sur le fond pareil, il demeure dans la stricte communication en restant dans le flou (artistique); il est surtout prudent comme un sioux et a l’art de savoir marcher sur des oeufs. Je sais qu’en politique il faut savoir dissimuler, mais chez François Hollande la dissimulation est un trait de caractère dominant. Pour résumer, je voudrais trouver chez lui un peu plus de conviction et de sincérité, ne pas le voir toujours en campagne où là aussi il a su dissimuler en “pédagogue orfèvre” sa politique réelle, ce qu’il est lui-même. Tout le contraire de Nicolas Sarkozy qui en montrait trop et s’exposait inutilement jusqu’à sa défaite prévisible.

Sur le cas PSA, François Hollande a dit haut et fort que « l’Etat ne laissera pas faire », sans dire comment il va agir. Il est resté sciemment dans le flou en laissant penser qu’il peut y avoir des licenciements puis reclassement des employés. Pareil sur le redressement des finances publiques, il ne dit pas à quelle sauce les Français vont être mangés: « Je ne viens pas ici annoncer de prélèvements supplémentaires pour la majorité des Français ». Pourquoi ne pas dire à ces Français peu naïfs et habitués aux entourloupes des politiques, que les nouvelles hausses d’impôts porteront à 53% sur les ménages ? Pourquoi ne pas chiffrer cet ”effort juste” qu’il demande aux Français ? Pour ne pas gâcher le 14 juillet ou pour ne pas contrarier sa belle image lisse ?

Autre ambiguïté sur ce “président normal” qui veut se différencier du précédent: c’est dans le domaine des nominations où décidément là aussi rien ne change. Ainsi, son ami Lionel Jospin (sorti de la naphtaline) appelé pour présider une commission sur “la moralisation de la vie politique”. Encore une commission… Dès qu’une commission est proposée, ça veut dire qu’il y a comme un os et que le projet finira aux oubliettes. De la sorte, la loi sur le non-cumul des mandats, promise par le candidat Hollande, personne à gauche n’est prêt à trancher (d’où la commission). On botte en touche. Ambiguïté encore, c’est d’avoir choisi Lionel Jospin, le fossoyeur indirect de Ségolène Royal dans l’affaire Falorni. Ce qui nous ramène au tweet de la compagne de Hollande, une affaire qu’il a voulu laisser dans le domaine du privé alors qu’il s’est agi d’une implication politique avec des répercutions. Ségolène Royal appréciera et le citoyen aussi.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article