Lorsque TF1, à la solde de Besson et compagnie, dérape....

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

Il y a des jours où l'on aime pas lire ce qu'on lit.


Ce vendredi, à Marseille, le présentateur vedette de TF1 Harry Roselmack a été pris en flagrant délit. Il tentait, avec une équipe de reportage, de sortir un mouton vivant d'un site d'abattage légal, afin que cet animal soit égorgé chez un particulier, un jeune musulman dit traditionaliste, devant la caméra de TF1.

Cette info m'a filé la nausée.


Tout est gerbant dans cette affaire. L'idée que l'on puisse extraire un animal d'un lieu d'abattage pour se donner la joie de filmer sa mise à mort devant une caméra dans le seul but de nous servir dans un reportage la petite séquence sanglante destinée à montrer que certaines personnes sont prêtes à faire n'importe quoi au nom de leur tradition, cette idée là me révulse. Et je précise bien ici que je ne juge que l'attitude du journaliste de TF1 et de son équipe, et rien d'autre.


-En tant que journaliste. Car ce qu'a voulu faire Roselmack est contraire à toutes les règles déontologiques. J'admets que le métier de journaliste nous amène à couvrir, et par conséquent à filmer, lorsqu'il s'agit de reportages télévisés, des choses violentes et cruelles. Cela fait partie du métier. L'œil extérieur à l'événement enregistre et rapporte, mais ne doit pas être un acteur participatif. Sortir de ce rôle, mettre en scène une séquence gore, ce n'est ne plus être journaliste.


-En tant que téléspectateur. Car j'imagine la séquence immonde que Roselmack voulait nous infliger dans son « reportage ». J'imagine déjà l'image un peu floue, le commentaire factuel, les derniers cris de l'animal mis à mort dans des conditions horribles. Et l'équipe de TF1 ayant filmé tout ça en se disant « C'est bon ça! ».

-En tant qu'être humain. Car penser que l'on puisse organiser, mettre en scène, filmer la mise à mort d'un être vivant, fut-ce un mouton, pour le plaisir de s'offrir une séquence bien gore, bien crade, bien putassière, me révolte au plus haut point. Pour ce qui me concerne, je ne puis éprouver que de l'aversion pour celui ou ceux qui se prêtent à ce genre de pratiques aussi déshonorantes qu'immondes. Et je n'ose imaginer ce que pourrait être leur comportement sur des théâtres de conflits impliquant des êtres humains.


J'ajoute que depuis des années, une campagne a été menée par bien des responsables publics visant à organiser les abattages de moutons durant la fête de l'Aïd, et ce pour des raisons naturelles touchant à la santé et à la tranquillité publique. En voulant mettre en scène une séquence incitant certaines personnes à ne pas respecter la loi de la république, en participant lui même à une action illégale, Roselmack s'est livré à une « provocation » et a montré « une attitude peu professionnelle » comme l'a dit Martine Vassal, une élue socialiste présente sur place

Pour ma part, j'ajouterai que c'est aussi irresponsable et dégueulasseen plus on voit très bien la manoeuvre derrière toute cette mise en scène, comme si à Marseille ou ailleurs, le gens de la droite de la droite avaient besoin qu'on enfonce un clou qui avait disparu puisque désormais cet abattage est reglementé et qu'il n'y a pas de gros problème a faire appliqué la loi.

 



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