Quand, enfin, allons nous dire : NON !!
Mes amis,
Avant hier un homme politique m'a fait un peu de bien : cet homme le président de la Commission européenne a haussé le ton face aux intentions de deux "agences de notations" Standard' et Poors et Moody's ! Cet homme Manuel Baroso, soutenu par un français, Michel Barnier ont été d'acord pour dire que nous devrions nous déxintoxiquer de ces notations délétères : cette indignation officielle est la bienvenue, mais elle me laisse perplexe !
Pourquoi vient-elle si tard ? Pourquoi demeure-t-elle modérée alors que ce mécanisme bien huilée mis en place il y a plus de quinze ans menace le monde entier, et même leur créateur : les USA !
Cet immense scandale historique menace à présent les démocraties, au moins autant que le terrorisme religieux qui est à présent plus ou moins sous contrôle.
or le fait est, que doucement, sans faire de vague, les décideurs politiques de tous bords ont baissé les armes devant ce délire financier. Plusieurs voix très compétentes s'étaient pourtant élevées pour dénoncer cette folie, mais en vain. La dernière en date est le prix Nobel d'économie 98 Amartya Sen. Dans un texte récent publié dans plusieurs pays du monde et repris le 3 juillet 2011 par "le monde" il ne mâche pas ses mots :"la tradition du débat démocratique est sapée aujourd'hui par le pouvoir incontrôlé que détiennent les agences de notations, qui dictent aux gouvernements leurs programmes avec le soutien des institutions financières internationales (FMI)
Se rend t-on bien compte de ce qui se passe ? Au moment oû l'on impose à plsuieurs pays d'Europe des plans d'austérité budgétaires drastiques et destructeurs, on capitule devant ces terrosristes en col blancs comme si on était fasciné par la "pathologie" de la raison calculatrice, car nous sommes devant un cas de délire qui porte en lui les catastrophes de demain. Cette machinenerie "si grosse" qu'elle disparait du paysage réel, repose sur trois principes :
le premier est la confiance aveugle et sans limite mise dans ces agences de notations, corsaires aux idées courtes, aux jugements dictés par les plus riches et à la cupidité effarante. Le quotidien anglais "the indépendent" mentionnait il y a peu de temps que la catastrophe de 2008 la crise des "subprimes" était largment imputable à ces agences. Elles s'étaient lourdement rompées dans leurs prétendues notations en matière de crédit hypothécaires. question cupidité, il suffit de regarder de près les marges opérationnelles de ces agences devenues des rançonneurs à voir 43 ou 58 % de commissions ! Allons expliquer cela aux grecs !
Le second principe est l'opacité du nouveau système bancaire, on fait tout et n'importe quoi avec l'argent des clients, les dépots et les prêts. Ceci permet d'enfumer les opinions et les gouvernements. La triche est devenue la norme ! A ce point de non retour, je me demande si DSK n'a pas fait exprès de partir très vite du FMI et si ma bonne Christine sait vraiment oû elle a mis les pieds.
La troisième principe c'est la politique macroéconomique induite de façon mécanique par cet égarement de la raison : je pense à l'austérité imposée dans toute l'Europe au nom de dettes très largement "construites" par les banques profitant du traité de Lisbonne qui interdit aux pays d'emprunter, directement et à taux très faibles, à la BCE !
Les économistes sensés savent que cette austérité prive ces pays de tout espoir de croissance ! La Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie à présent (on ne parle plus de l'Irlande ayant repris ses cartes) sont entrés dans un cercle vicieux de l'endettement avec une souffrance sociale qui ne pourra à long terme que déboucher sur des soulèvements, donc des guerres civiles... J'espère que nous aurons, nous français mis à la tête du pays quelqu'un qui sait tout cela et l'a contourné région, avant le grand plongeon !