Royal : 1 , Aubry : 0
Mes amis,
un petit article relevé dans marianne2 :
Entre les prévisions alarmistes et fluctuantes du COR, le discours de peur alimenté par le gouvernement, les voies sinueuses empruntées par Martine Aubry et l’angélisme d’un Mélenchon, Ségolène Royal, a choisi une voie médiane.
Invitée sur France Inter, présidente de la région Poitou-Charentes a affirmé qu’il fallait réformer le système mais il faut « surtout le réformer très très bien, en concertation et en écoute et je déplore qu’il y ait déjà des tensions sur ce sujet puisque les organisations syndicales ont appelé à des mobilisations pour le 1er mai. Dès le départ l’Etat n’a pas voulu entendre la nécessité de mettre tous les paramètres sur la table ».
Pédagogue, comme à l’habitude, Ségolène Royal prend l’auditeur par la main : « Pourquoi est-ce qu’il y a aujourd’hui un problème de financement des retraites. Il n’y a pas qu’une seule raison, il n’y a pas que la raison démographique, il y a aussi le chômage. Il y a moins de salaires donc moins de cotisations donc un manque à gagner ».
Le chômage d’accord mais pas que : « il y a aussi la crise économique. Pourquoi ? » poursuit l’ultra-didactique Ségolène qui comme la plupart des politiques a succombé à l’insupportable gimmick de l’époque de l’auto-interrogation qu’il conviendrait lui-même d’interroger. Alors pourquoi ?: « parce que quand il y a une crise économique, il y a moins de salaires distribués, moins de cotisations salariales, donc un manque de ressources dans les caisses de retraite ».
Certes, on retrouve ce matin la dimension marketing de la méthode Royal, qui consiste à dire aux gens que ce qu’il souhaitent entendre, et qui finit par transformer la logique d’offre politique en un langage de demande. Mais Ségolène Royal a profondément professionnalisé sa méthode et gagné en flair politique. Pendant que Martine Aubry sort de son chapeau le concept fumeux de « société du care », Ségolène Royal s’opposait à la taxe carbone, aux décisions de l’Etat en matière de zonage suite à la tempête Xynthia (intervention de 4 ministres en Vendée pour calmer l'opinion) et maintenant aux retraites. Si elle n’a pas confirmé sa participation aux primaires socialistes, elle file tout droit vers la présidentielle…