Merci, mesdames.........les pondeuses !!!

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

La réforme des retraites d'Eric Woerth et François Fillon est globalement injuste. Mais dans le cas des femmes, c'est pire: le projet va renforcer les inégalités entre hommes et femmes.

Parce que les femmes sont plus touchées par la précarité, parce qu'elles ont parfois des carrières en pointillés, elles ont un mal fou à comptabiliser le nombre de trimestres nécessaires pour une pension à taux plein : 44% seulement y parviennent. Contre 86% des hommes. Elles prennent donc leur retraite environ dix-huit mois plus tard. Une situation que la réforme va accentuer. Premières victimes : les femmes qui sont nées après 1951 et qui ont arrêté de travailler pendant quelques années pour élever leurs enfants. 


De l’allocation de mère au foyer à l’actuel « complément de libre choix d’activité », en passant par l’allocation de salaire unique, le complément familial, ou l’allocation parentale d’éducation : depuis le début des années 70, nombre de mesures ont été prises pour inciter les femmes à interrompre ou diminuer leur activité professionnelle afin d’élever leurs enfants. On leur octroyait donc un de ces revenus, mais les cotisations pour la retraites, woualou !!!!

Il s’agissait à l’origine de mener une politique nataliste, car nous étions tombés à moins de 2 enfants par femme, donc pas de quoi remplacer. Mais les chocs pétroliers successifs, et la poussée de chômage qui en découla, devinrent autant de motifs inavouables : il fallait dissuader les mères de venir grossir les rangs des demandeurs d’emploi.


Il faut dire que tout était fait pour les encourager à rester à la maison. Les salaires — inférieurs à ceux de leurs homologues masculins — les possibilités d’évolution, et bien entendu les modes de garde des enfants : si dans les villes les crèches fleurissaient, dans les campagnes et les zones urbaines en revanche, les solutions pour les enfants en bas âge ne pullulaient pas. Bien souvent, c’était la grand-mère ou rien. 

Nombreuses furent donc celles qui décidèrent d’interrompre leur parcours professionnel pour « se consacrer à l’éducation de leurs enfants » — une formule nettement moins dépréciative que le « femme au foyer » de leurs propres mères. D’autant que, dès le départ, ces mesures avaient été assorties de dispositions concernant les retraites. Ainsi, en 1971, la loi Boulin de réforme des retraites prévoyait déjà une bonification d’une année par enfant élevé — portée à deux ans par enfant en 1975.

Ces femmes, qui sont nées après 1951 et sont arrivées sur le marché du travail dans les années 70, à une époque où l’égalité hommes-femmes faisait encore rire les patrons, la réforme Woerth-Fillon les a oubliées : celles qui n’auront pas tous leurs trimestres — c’est-à-dire toutes celles qui ont arrêté de travailler quelques années pour élever leurs enfants — devront bosser jusqu’à 67 ans. Alors que leurs maris, eux, pourront s’arrêter à 65 ans.

 

Battons nous Mesdames, ce que femme veut, Dieu le veut parait-il. Amenons déjà une de nos représentantes à la tête de l'état et laissons la vouloir car elle peut !!

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