Liberté, égalité, fraternité, laïcité et athéisme....

Publié le par la fee viviane

Chers amis,

Voici le premier article d'une petite saga du style de celles qui passent à la télé les soirs de l'été, sauf que je ne pense pas que cela soit insipide ou malsain. Cette saga va essayer de vous expliquer que les cinq mots du titre vont ensemble et qu'il seraient bienvenu de les penser en globalité pour qu'enfin notre monde redevienne humain et vivable.

Je vais commencé par vous faire connaître le texte du préambule d'un livre qu'il faut avoir lu une fois das sa vie : le traité d'athéologie de Michel Onfray, philosophe comtemporain français. Voici ce texte qui relate la rencontre de Michel avec un musulman, Abduramane, qui lui sert de chauffeur lors de sa viste de bibliothèques islamiques enfouies dans les sables. Les deux hommes sympathisent et :

"Après quelques heures de silence, dans le même spectacle de désert inchangé, je revins à parler du Coran et du Paradis qui y est décrit. Croit-il, mon chauffeur, à cette description fantastique dans le détail, ou plutôt comme un symbole. Les fleuves de lait et de vin, les biches aux grands yeux, les lits de soie et de brocards, les musiques celestes, les jardins magnifiques ? Oui, il précise : "c'est comme ça.... Et l'enfer alors ? Il répond : "comme on le dit aussi" Lui qui vit non loin de la sainteté, prévenant et délicat, partageur, soucieux des autres, doux et calme, en paix avec lui-même donc avec le monde et Dieu, il connaitra donc un jour ces délices ? Il répond : "oui, j'espère..." Je le lui souhaite sincèrement en gardant dans mon for intérieur que cette certitude est un leurre, qu'on le trompe et qu'il n'en connaitra malheureusement jamais rien... Après un temps de silence, il précise qu'avant d'entrer au Paradis, il devra toutefois rendre des comptes et qu'il aura probablement pas assez de toute son existence de croyant pieux pour expier une faute qui pourrait bien lui coûter la paix de la vie éternelle... Un crime ? Un meurtre ? Un péché mortel comme disent les chrétiens ? Oui, en quelque sorte : un chacal écrasé un jour sous les roues de sa voiture ... Abdou roulait trop vite, ne respectant pas les limitations de vitesse sur les pistes du désert, il n'a pas vu venir l'animal, c'était la nuit, deux secondes trop tard, l'animal agonisait sous le chassis du véhicule. S'il avait obeit au code de la route, il n'aurait pas commis ce sacrilège, tuer un animal sans la nécessité de se nourrir. Outre que le Coran ne stipule rien de tel, on ne peut acuser l'être humain de tout ce qui advient. Abdou, si. Il croit que Allah se manisfeste dans les détails et cette histoire prouve que l'on est soumis à sa loi, à l'ordre, aux règles et que tout manquement, même minime, rapproche des enfers, voire y méne directement.. Le chacal hanta ses nuits, il l'empêcha de dormir plus d'une fois, il le voyait souvent, dans ses rêves, lui interdisant l'accès au Paradis. C'est pour quoi Abdou devra expliquer sa faute au jour du jugement, car, aux portes du Paradis, le chacal attend.

Que cet homme intègre et pieux partage la même religion ques les pilotes du 11 septembre peut paraître bien singulier ! L'un porte le poids d'un chacal tué par accident, les autres jouissent d'avoir anéanti un maximum d'innocents. Le premier pense que le Paradis lui sera difficile d'accès pour avoir transformé un chacal en charogne, les seconds imaginent que le béatitude leur revient de fait pour avoir réduit en poussière la vie de milliers d'individus, dont des musulmans... Le même livre justifie pourtant ces hommes évoluant aux antipodes de l'humanité : l'un tend vers la sainteté, les autres réalisent la barbarie.

Cher amis, méditez cette histoire, ce n'est hélas pas une fable. Et rendez vous pour le prochain épisode qui vous racontera que plus on est curieux de la vie et intelligent, même non instruit, on peut avancer et changer ses façons de faire pour aller vers plus de conscience et d'humanité.

dormez bien, bien à vous.

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J
Merci de me souhaiter bonne nuit, la nuit dernière je n'ai pas fermé l'oeil, j'avais écrasé une araignée et quelques mouches...
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