Et si on parlait de l'autre moitié de l'humanité....

Publié le par la fee viviane

Chers amis,

Je pense mettre à profit ces quelques jours de vacances pour vous parler de moi, mais avant quelques pensées pour remettre certaines pendules à l'heure, à l'heure de l'autre moitié de l'humanité, encore asservie, humiliée, violée, enfermée, tuée au nom de principes vieux de plusieurs millions d'années et de religions, les plus grandes qui considèrent encore que cette humanité n'a pas droit de citer, alors voici le texte d'une française, puis viendront d'autres textes, de femmes et d'hommes de tous les horizons qui ont compris que tant que les divisions et les différences entres les hommes et les femmes n'auront pas disparu, rien ne pourra se faire de positif et l'humanité s'autodetruira :

Affranchir la femme, c'est refuser de l'enfermer dans les rapports qu'elle soutient avec l'homme, mais non les nier ; qu'elle se pose pour soi, elle n'en continuera pas moins à exister aussi pour lui : se reconnaissant mutuellement comme sujet, chacun demeurera cependant pour l'autre, un autre ; la réciprocité de leurs relations ne supprimera pas les miracles qu'engendre la division des être humains en deux catégories séparées : le désir, la possession, l'amour, le rêve, l'aventure ; et les mots qui nous émeuvent : donner, conquérir, s'unir, garderont leur sens ; c'est au contraire quand sera aboli l'esclavage d'une moitié de l'humanité et tout le système d'hypocrisie qu'il implique que l'autre "section" de l'humanité révélera son authentique signification et que le couple humain trouvera sa vraie figure.
 
"Le rapport immédiat, naturel, nécessaire de l'homme à l'homme est le rapport de l'homme à la femme a dit Marx. Du caractère de ce rapport il suit jusqu'à quel point l'homme s'est compris lui-même comme être générique, comme homme ; le rapport de l'homme à la femme est le rapport le plus naturel de l'être humain à l'être humain. il s'y montre  jusqu'à quel point le comportement naturel de l'homme est devenu humain..."

On ne saurait mieux dire. C'est au sein du monde donné qu'il appartient à l'homme de faire triompher le règne de la liberté pour remporter cette suprême victoire, il est entre autres nécessaire que par delà leurs différenciations naturelles hommes et femmes affirment sans équivoque leur fraternité. Simone de Beauvoir

Bien à vous, dormez bien.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Tu le sais, je n'ai personnellement pas eu de problème avec l'autre moitié de l'humanité, que ce sois celui que je me suis choisi, ou tous les autres hommes. J'ai dans ma jeunesse été poussée en avant par les hommes qui m'entouraient tant à mon travail que dans mon parti et pourtant j'ai été si souvent révoltée par l'attitude générale! Par la souffrance de femmes qui m'étaient chères, battues, bafouées, humiliées par celui-là même qui aurait dû l'aimer, la protéger, la chérir... Comment ne pas être d'accord avec ce que ces grands penseurs (penseuses) ont écrit grâce à une réflexion de l'intellect. Moi c'est de la rage que j'ai ressenti dans mon coeur dans mes tripes, dans ma chair pour mes soeurs, mes amies, pour Marie T. tuée en pleine gloire...pour toutes celles qui ont pleurées malheureuses et honteuses devant moi! Honteuses d'être malheureuses, honteuses d'être battues, dissimulant de leur mieux la triste réalité de leur vie, pour certaines jusqu'à ce que mort s'en suive...<br /> La nécessaire et difficile cohabitation des deux moitiés de l'humanité va-t-elle enfin arrivée sans que personne ne soit plus dominé? Dans ce respect mutuel indispensable au bonheur auquel nous aspirons touteset tous...
Répondre