Les partis meurent aussi.....

Publié le par la fee viviane

Mes amis,

Faut-il se rappeler que les partis sont des organismes vivants et mortels ? Pour s'en convaincre il suffit de regarder du côté de l'Italie, au début des années 90, le système des partis a explosé. Les forces gouvernemantales -en particulier la démocratie chrétienne et le PS- qui dirigeaient le pays depuis des lustres se sont éffondrées sous l'effet des enquètes des magistrats anti-corruption. Du côté de l'opposition, le plus important parti communiste occidental s'est métamorphosé en parti démocratique hyper-réformiste. Quant aux anciens facistes, ils se sont "défascisés" dans l'alliance nationale. enfin sont apparues la Ligue du nord et Forza Italia, le parti de Berlusconi qui forme dorénavant le peuple de la liberté avec l'alliance nationale. Est-ce là le symptôme du folklore transalpin ? Nullement. Les partis sont souvent de construction fragile, constitués de divers élements : un ensemble de références idéologiques ou de valeurs plus ou moins définies nettement, une organisation dont la solidité et la rigidité sont variables ; une stratégie adaptée aux institutions en place ; un projet en osmose avec les aspirations de groupes sociaux bien délimités ou, à l'inverse, de vastes segments de la population. enfin, un dirigeant apte à rassembler les membres du parti et à incarner l'organisation face aux électeurs. Si toutes ces données sont en phase, le parti prospère ; si elles viennent à se dissocier se profile le spectre du déclin, voire de la mort.

Dans des conditions certes différentes de l'Italie, la France a connu un bouleversement considérable avec la Veme république. la personnalité de De Gaulle, l'originalité du gaullisme, les nouvelles institutions approuvées par référendum en 58 et l'élection du président au suffrage universel en 62 ont changé la donne politique. La société française s'est transformée. Le changement opéré a favorisé l'apparition de nouveaux courants de forces inégales (le gaullisme avec ses héritiers, jusqu'à l'actuelle UMP ou les verts.)

Il a permis la résurgence de familles politiques qui semblaient en voie de disparition mais ont su se rénover : les socialistes à partir de 71 avec F. Mitterand, l'extrème droite en 84 avec le FN de Le Pen et aujourd'hui l'extrème gauche avec O. Besancenot et Mélenchon qui devraient s'allier. Mais la Veme est aussi un cimetière de partis. Certains ont été incapables de s'adapter. Le parti radical s'est abîmé dans des rivalités de personnes, il avait pourtant dominé la IIIeme république. les démocrates-chrétiens ne se sont pas relevés de la crise amorcée sous la IVeme et, à l'instar du reste des centristes, n'ont jamais résolu le dilemme de leurs alliances. La disparition la plus spectaculaire reste celle du PCF. Fort de près du quart des suffrages en 58, il est tombé à 15 % en 81 et représente à ce jour entre 2 et 5 % des électeurs. Il a payé le prix fort son alignement sur l'URSS, son alliance conflictuelle avec le PS, son incompréhension des transformations des réalités françaises, le déphasage complet de son projet avec les attentes de son propre électorat. La sclérose de son mode d'organisation. Son déclin historique a alimenté les divisions internes qui, à leur tout, ont contribué à brouiller son message et son image. 

Le PS en 2009 est-il à son tour au seuil d'une crise fatale ? Plusieurs facteurs inciteraient à une réponse positive. Ses références idéologiques sont presque épuisées. Son modèle d'organisation est discuté dans ses rangs et aucun dirigeant ou dirigeante n'est capable de rassembler un parti profondément déchiré. Pourtant le PS dispose encore d'atouts : il demeure le principal parti d'opposition, en dépit de l'activisme du MODEM, qui semble se rapprocher, il dispose d'un réseau d'élus dense, de la majorité absolue des régions et des municipalités, entretient des liens avec divers secteurs public, bref, il représente encore une forte réalité. Il est vrai que la longue histoire du socialiste français est rythmée par ces phases d'affrontements fraticides et de dépressions suivies généralement de cycles de refondation. Mais cela ne garantit en rien sa perennité. Surtout lorsque les passions vengeresses pour le pouvoir l'emportent sur les échanges fondés sur la raison. Le pire ennemi du PS aujourd'hui, c'est le PS !! Il lui faut se ressaisir et tendre la main à la moitié de ses militants laissés sur le chemin, vite !!

Bien à vous.

  
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J
Enfin je te retrouve en phase avec moi! Je t'écris quand même le petit message que je t'avais préparé:<br /> J'agis où je vis est mon crédo<br /> Tous unis jetons Sarko<br /> Ne pas se tromper d'ennemis<br /> Garder tous ses amis<br /> Sur les grands faire pression<br /> Pour les contraindre à l'union.
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