Le PS veut-il gagner en 2012 ?

Publié le par la fee viviane

cher amis,

En 1986, deux politologues américains commentent un livre sur l'électorat socialiste européen. Ils disaient alors que les PS socialistes d'Europe étaient tous confrontés à un dilemme électoral difficilement soluble : la nécessité d'attirer de nouveaux électeurs des nouvelles classes moyennes salariées, de plus en plus nombreux, sans perdre l'appui essentiel des classes populaires.

Ce dilemme qui oblige à faire un grand écart permanent risque de faire perdre au PS son ancrage populaire sans pour autant fixer les classes moyennes, les premières étant surtout attachées à une protection collective et au travail productif alors que les second sont attaché à l'individualisme et au libéralisme culturel. En période de crise l'électorat du PS le déserte souvent pour rallier la droite ou l'extrême droite, et non la gauche de la gauche, tandis que les fameux Bobos lui préfèrent le mouvement écologiste ou des forces situées au centre gauche et c'est ce qui s'est passé pour les dernières européennes.

Le parti apparaît de plus en plus comme un parti d'élus, une machine électorale professionnelle performante au niveau local mais systématiquement défaite aux élections nationales. aux dernières municipales 22 villes de plus de 50 000  habitants sont tombées dans la bourse du PS. Il détient aussi 25 villes de plus de 100 000 habitants. pourtant le parti se revendique encore comme un parti de militants, il n'en a hélas que le nom depuis un bon moment, ses effectifs de 1989, 204 000 adhérents sont tombés à 93 600 en 1995 et 127 000 en 2005. Les 85 000 nouveaux adhérents de 86 attirés par la désignation du candidat, ne sont pas restés au-dela de l'élection et même si une partie est revenue s'éncarter pour le vote de 2008 et la désignation du premier national, à ce jour, le parti ne compte plus que 90 000 adhérents et encore, pour l'année 2009, seuls 25 000 cartes ont été distribuées à cette heure !
Lors   de Dijon, Mr Holland s'engagea à multiplier par deux le nombre d'adhérents qui était de 120 000, mais sans se donner les moyens d'y arriver vraiment.  Aucune politique de recrutement n'est mise en place et la diversité sociale n'est pas de mise non plus. Le parti vieilli. De fait les élus et les dirigeants su parti ne s'émeuvent pas puisque le financement du parti est assuré par l'état. Les cotisations des adhérents ne représentent que 8 % des recettes et les cotisation des élus 4 % soit sur 22.5 millions d'euros de recettes 20 millions viennent de l'Etat !C'est la même chose pour l'UMP puisque les financements sont calculés sur le nombre d'élus.Le rôle des médias étant perçu à cette époque (2003) comme essentiel, la croyance qu'un parti peut se passer de ses militants se développe. Hélas, aujourd'hui, tous les médias sont vendus au pouvoir en place et si on parle du PS c'est pour l'enterrer ou faire une énième blague sur Ségolène Royal. Pourtant elle seule n'a pas démérité. Elle avait permi d'effacer le coup de tonnerre de 2002, et cela le parti des "éléphants" ne le digérera pas. tant pis pour lui.
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