Bientôt Noël !
Mes amis,
Mon blog se veut en premier un lieu de débats et le débat s’alimente le plus souvent de sujets philosophiques et (ou) politiques, puisque l’un sans l’autre n’existerait pas, un peu comme la liberté sans l’égalité !
Bientôt Noêl et son cortège de cadeaux au pied du sapin et pour les enfants, même des familles non religieuse pratiquante ou pas, des jouets et des étoiles pleins les yeux. Aussi, je voudrais faire un cadeau à mes lecteurs. Ce cadeau est un cadeau de philosophe athée et un peu historienne qui aimerait ouvrir les yeux de ses amis et connaissances sur le fait religieux.
D’ici à Noël, je vais donc poster quatre articles sur ce thème.
Le premier vous apprendra à reconnaître une religion.
Le second volet traitera des trois grandes religions monothéistes et de leurs liens.
Le troisième abordera les autres religions, non pas celles du livre, mais celles qui furent le précurseur avec les religions préhistoriques, l’animisme, les dieux de Mésopotamie, ceux d’Égypte ancienne, les dieux grecs et romains, l’Hindouisme, le Bouddhisme, le taoïsme et le Confucianisme, les croyances Mayas et Aztèques, les cinq religions d’Asie mineure et puis l’arrivée de La Raison avec les lumières et de la religion athée initiée par Marx qui pensait que les religions sont aliénantes et ne consolent pas longtemps les peuples opprimés. Un peuple heureux n’a nullement besoin de religion, et Nietzsche qui dit le premier que Dieu est mort. Bref, il y a du pain sur la planche donc après m’avoir lu, peut-être regarderez-vous le fait religieux autrement et retrouverez un peu de liberté de pensée à défaut de liberté de conscience !!
Chapitre 1
L’homme (enfin l’humanité) a besoin de croire. Balzac disait : une société d’athée inventerait aussitôt une religion ! » c’est tout dire !
Comment reconnaître une religion au premier coup d’œil, sous peine de se ridiculiser en société (ou pire, chez Ardisson !). Toute croyances requiert la présence dans ses dogmes d’au moins quatre des six critères suivants :
- la crispation ritualiste
- l’exploitation des fidèles
- le déficit démocratique
- le double discours
- la logique d’exclusion
- la pulsion de mort
Premier critère : les rituels. Toute communauté religieuse assure sa cohésion au travers de rites transmis de génération en génération . Ces rites sont parfois renouvelés par des esprits forts qui surgissent pour asseoir le phénomène ( ex : Jésus ou Luther) Pour un profane ces rites peuvent paraître cocasses, voire grotesques ! A titre d’exemple l’obsession consistant à enterrer ses morts. Aux yeux des fidèles ces rites sont des signes de l’Invisible. C’est souvent à cause de cela qu’ils laissent de marbre les non-croyants !
Second critère : l’exploitation des fidèles. Toutes les religions sérieuses s’accordent sur ce point : l’adhésion des fidèles resterait lettre morte si elle se cantonnait aux rites ! Le seul moyen de vérifier l’authenticité de la foi c’est de voir quelle part de leur capital personnel (temps ou argent ou les deux !) ils sont prêts à donner à Dieu et donc à l’église.
Troisième critère : le déficit démocratique. De tout temps les grandes religions à succès ont utilisé le concept de « divinité » pour instaurer au sein de la communauté un système hiérarchique. Inévitablement, cette organisation pyramidale aboutit à un déficit démocratique et de transparence, la palme de l’opacité revenant à l’église catholique, comme l’ont démontré il y a peu les travaux d’un chercheur invétéré : Dan Brown.
Quatrième critère : le double discours. Comme en politique, le double discours s’avère souvent nécessaire dans les affaires religieuses. Il y a le discours officiel destiné à la presse, aux fidèles de base et aux incroyants, c’est le discours ésotérique. Mais derrière ce voile de transparence pointe une autre vérité réservée aux initiés : l’ésotérisme.
Cinquième critère : la logique d’exclusion. La tendance de toute religion est l’exclusion des non croyants. Ce communautarisme transcendental va de pair avec le sentiment de supériorité qui inspire aux croyants un certain mépris de « l’autre » ! Cette logique d’exclusion se double d’une non moins redoutable logique d’inclusion : le prosélytisme. J’entends par là la volonté de convertir l’autre à ses croyances, un zèle indécent pour moi.
Sixième principe : la pulsion de mort. Qui prendrait au sérieux une religion sans martyrs ? Que serait le PS sans Jospin ? Qui adhérerait au Hamas si les fous de Dieu détournaient des bus avec des ceintures de boules puantes ? Cette soif de martyre, certes irrationnelle, s’explique néanmoins grâce au concept opératif de pulsions de mort, inventé par Fred et Michel Onfray !
Heureusement, au fil des siècles, ces critères ont progressé avec l’esprit humain. La réévaluation de l’homme en tant qu’individu autonome, capable de prendre seul en main son destin, à remodelé radicalement sont rapport à Dieu (comme ont dit chez les agrégé de moins de 60 ans !).
Dans ces conditions, il est possible de procéder à une reformulation des faits religieux plus conforme aux aspirations de notre époque. Bien sûr les critères de la religion sont invariants, puisque établis par moi de façon scientifiques ! Mais la relecture contemporaine va permettre enfin à tous de vivre sa foi au quotidien d’une manière laïque, c’est-à-dire citoyenne.
A présent l’ancienne crispation ritualiste se redéfinit comme réappropriation ludique, interactive et trans-religieuse des rites !
L’exploitation des fidèles se réécrit comme la liberté du croyant et donc la faillite tendancielle des religions les plus anciennes, car par nature les moins adaptées à l’évolution du marché métaphysique !
Le déficit démocratique s’exprime au travers d’un processus de réappropriation du religieux, ouvrant une voie à la perspective d’un devenir-prêtre de tous et de chacun .
Le double discours se donne à voir comme quête de transparence dans le cadre de la nécessaire simplification du message à l’adresse des fidèles d’en bas !
La logique d’exclusion se lit désormais comme respect de l’autre dans la différence mutuellement assumée !
La pulsion de mort, se redéfinit comme rejet du sacrifice, notamment de soi, appétence à la vie et aspiration à la religion universelle !
Bref mes billets sont porteurs d’une bonne nouvelle : dès lors qu’elles se débarrassent de leurs oripeaux dogmatique et métaphysiques, les religions ont tendance à devenir crédibles !
Au terme de votre lecture, vous pourrez librement choisir en toute connaissance de cause votre religion, comme on le fait déjà pour les lave-linge et les présidents de la république. Et même, pourquoi pas à l’instar de Ron Hubbard et de Raël, créer votre propre religion, s’assurant ainsi la Paix éternelle et une source appréciable de revenus !
(tiens c’est drôle en arrivant à la fin de ce chapitre, si je remplaçait religion par "parti politique", ou loge maçonnique, je ne changerai pas un mot !)
A bientôt pour la suite.