Les amis de Ségolène : merci tout va bien !
Mes amis,
Les bonnes nouvelles sont rares. En voici une : l'Amérique latine se porte de mieux en mieux. Si l'on en croit la dernière étude du Latinobarometro dont un résumé est paru sur couriier international ,peut-être même sommes-nous entrés dans « la décennie de l'Amérique latine », celle que l'on attend depuis la désillusion des années 1990.
Telle est en tout cas l'opinion de la Banque interaméricaine de développement, que cite l'étude de Latinobarometro en notant son « optimisme ».
La Cépal, la commission économique de l'ONU pour l'Amérique latine, qui préface l'étude du Latinobarometro par un tour d'horizon de l'économie régionale, confirme que la crise de 2008 et du début 2009 est oubliée et que l'économie de l'ensemble de la région devrait croître de 5,2% cette année, preuve d'une « solidité macroéconomique » conquise au cours des années par la plupart des pays de la zone.
Signe des temps : ce ne sont plus le chômage ni la peur d'une crise qui préoccupent la plupart des Latino-Américains, mais la violence et la criminalité. Les sentiments des populations à l'égard de la démocratie, enfin, se sont renforcés, les régimes démocratiques se sont consolidés et les gouvernements cherchent plus qu'avant à répondre aux besoins de leurs citoyens.
La Corporacion Latinobarometro est un institut de sondages chilien qui analyse depuis quinze ans, chaque année, l'état de la démocratie en Amérique latine et le degré d'adhésion qu'elle suscite, à l'occasion d'études réalisées simultanément dans dix-huit pays de la région. Ses travaux, dès lors, permettent une comparaison chronologique.
Le soutien à la démocratie en progrès constant
Sa dernière édition démontre que le soutien apporté à la démocratie par les populations d'Amérique latine est en progrès constant. Les plus bas niveaux du soutien démocratique avaient été enregistrés en 2001 et, à quelques exceptions près, comme notamment au Honduras, victime d'un coup d'Etat en 2009, les populations d'Amérique latine apportent en 2010 un soutien notablement accru à la démocratie.
Ce soutien est parfois historique et constant, comme en Uruguay ou au Costa Rica ; il est souvent en forte croissance, comme au Salvador, au Venezuela ou au Chili, mais il aussi décevant, notamment dans les deux plus grands pays de la région, le Brésil et le Mexique, et cela malgré un fort dynamisme économique.
Alors qu'avec Dimal Rousseff, les Brésiliens viennent de porter la quatrième femme à la présidence d'un Etat d'Amérique latine depuis 2006 (quand a été élue la Chilienne Michelle Bachelet), alors aussi que leur nation est désormais considérée comme une puissance mondiale, seulement 54% des personnes interrogées déclarent en 2010 que la démocratie est préférable à toute autre forme de gouvernement. Il s'agit néanmoins d'un progrès, car en 2001, les Brésiliens n'étaient que 30% à le dire.
Le Mexique (46% en 2001 et 49% en 2010), est l'un des deux pays, avec le Guatemala, qui n'atteint pas les 50% des convertis à la démocratie. Les auteurs de l'étude estiment :
« La faible performance de la politique et le défiance observée à son égard constituent le talon d'Achille du processus de consolidation de la démocratie. »
Démocratie et libéralisme étaient associés à la corruption
La vigueur du soutien à la démocratie semble intimement liée aux aléas économiques. La décennie s'est ouverte avec la crise du peso argentin et une panique financière déclenchée au Brésil par la peur que suscitait chez les traders une victoire de Lula.
Ce chaos économique a été associé par l'ensemble des populations latino-américaines à l'échec des politiques de privatisation et d'ouverture commerciale menées par les gouvernements démocrates des années 1990 qui succédaient aux tyrans de la tragique décennie des années 80.
La démocratie, pour beaucoup, a dès lors été associée -généralement avec raison- à la corruption. Le libéralisme a été dévoyé par des dirigeants sans scrupule, et ceci explique les piètres chiffres du soutien démocratique du Latinobarometro de 2001.
Démocratie et économie « mano en la mano »
En 2010, la situation est toute autre. Les démocraties se sont consolidées au cours des dernières années sans remettre fondamentalement en cause ni l'économie de marché, ni l'ouverture commerciale. Les économies ont connu une croissance raisonnable, certaines en s'appuyant sur leur marché intérieur tout autant que sur les exportations. Les privatisations ont marqué un arrêt et les tentatives de réduire la pauvreté et les inégalités sociales ont été quasi générales.
Cette sagesse que l'on pourrait qualifier de « social-démocrate » a porté ses fruits. La crise financière de 2008-2009 n'a affecté la région que de façon passagère, et non seulement le sentiment positif à l'égard de la démocratie s'est renforcé, mais celui apporté aux entreprises du secteur privé aussi. Il est même spectaculaire :
- 71% des personnes interrogées estiment que ces entreprises sont indispensables au développement de leur pays, contre 56% en 2007 ;
- 58% pensent que l'économie de marché est le seul système adapté au développement, contre 47% l'année dernière.
A noter que 62% des Vénézuéliens pensent la même chose, et que 80% d'entre eux soutiennent l'entreprise privée, alors même qu'Hugo Chavez, leur Président, continue de nationaliser nombre d'entre elles
Le leadership brésilien
Dernier point à noter : le pays « leader » de la région, le plus influent aux yeux de 19% des Latino-Américains, est le Brésil (1 point de plus que l'année 2009). Les Etats-Unis et le Venezuela sont à égalité, avec 9%. A noter que le Venezuela a perdu deux points en un an.
Barack Obama est le dirigeant étranger le plus populaire avec 73% d'opinions favorables contre 71% l'année dernière. Lula gagne 15 points à 67%. Chavez, enfin, passe de 27% à 33% d'opinions favorables.Un sondage brésilien sur les politiciens européens qui date du début octobre 2010 et rendu public depuis environ deux semaines, qualifie Ségolène Royal comme meilleure chance pour la France et l'Europe de changer la donne du capitalisme financier en 2012, amie de Lula Ségolène est allée plusieurs fois le voir et lui aussi s'est renseigné sur les politiques mises en oeuvre en Poitou-charente. Tous ces pays ont refusé les aides fiancières du FMI lorsque des problèmes de fonds se présentaient, ils ont choisi la socialisme, le vrai pour s'en sortir et cela paie, tout en associant les habitants aux décisions par de nombreux formums paricipatifs à tous les échelons de décisions de l'état.